Le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs, à Alger, a condamné un homme d’une trentaine d’années à 18 mois de prison ferme pour des faits de harcèlement visant une étudiante dans un bus universitaire. L’affaire, jugée en comparution immédiate, a suscité une vive réaction en raison des accusations d’atteinte à l’intégrité sexuelle de la victime.
Une plainte déposée après des faits d’harcèlement dans un bus universitaire
L’affaire remonte à un incident survenu à bord d’un bus relevant des œuvres universitaires dans la commune d’El Biar. Une étudiante avait déposé plainte, affirmant avoir été victime de harcèlement et d’attouchements de la part d’un homme présent dans le véhicule. À la suite de cette plainte, le suspect a été placé en détention provisoire à la prison d’El Harrach avant son passage devant la justice dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.
L’accusé nie les faits malgré les témoignages
Poursuivi pour atteinte à la pudeur, le prévenu a contesté les accusations portées contre lui. Il a expliqué qu’il s’agissait simplement d’une bousculade involontaire provoquée par l’affluence dans le bus. Il a néanmoins reconnu avoir emprunté un transport réservé aux étudiants alors qu’il ne fait pas partie du milieu universitaire. Durant l’audience, le juge a souligné plusieurs contradictions dans ses déclarations, rappelant qu’il avait auparavant reconnu les faits devant le procureur. Une témoin, amie de la victime, a également confirmé les accusations présentées par l’étudiante.
Une peine de prison ferme prononcée par le tribunal
Bien que la victime ait été absente lors de l’audience, son avocat a demandé une indemnisation d’un million de dinars pour le préjudice subi. Le procureur de la République avait requis une peine de trois ans de prison ferme contre l’accusé. Après examen du dossier, le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs a finalement condamné le prévenu à 18 mois de prison ferme et au versement de 200 000 dinars de dommages et intérêts à la victime.