Dès le 1er janvier 2026, l’acquisition d’un titre de séjour pour certains ressortissants non européens en France est devenue plus complexe. La nouvelle législation, qui impose des conditions plus strictes, suscite de nombreuses inquiétudes parmi les migrants et les organisations qui les soutiennent.
Changements des conditions pour l’obtention d’un Titre de Séjour en 2026
Les critères revisités comprennent désormais une exigence de niveau de langue française plus élevé. Ainsi, à partir de janvier 2026, tout individu désirant obtenir un titre de séjour longue durée devra démontrer une meilleure maîtrise de la langue. De plus, la réforme introduit un test civique de quarante questions abordant l’histoire de la France, la société et les valeurs républicaines, avec une nécessité de réussite de 80 % au minimum. Bien que ces règles s’appliquent principalement aux nouvelles demandes, les réfugiés bénéficient d’une exemption.
Préoccupations des organisations
Les associations et syndicats s’inquiètent des répercussions de cette réforme. Stéphane Raimbault, engagé au sein de l’association Lire Écrire tout au long de la vie, met en doute l’efficacité de ces nouvelles conditions. Il estime que cela pourrait décourager plutôt que d’encourager l’apprentissage du français, conduisant potentiellement à une augmentation des situations irrégulières parmi les migrants. La situation est aggravée par la fermeture de structures d’accompagnement comme l’association APTIRA à Angers, créant ainsi un déséquilibre entre l’offre et la demande de cours de français.
Répercussions économiques potentielles
En plus des obstacles à l’intégration, cette réforme pourrait avoir un impact sur l’économie locale, notamment dans le bâtiment, les soins de santé et d’autres secteurs essentiels où les travailleurs étrangers sont prédominants. Avec six travailleurs sur dix dans le secteur du bâtiment étant étrangers, selon Éléonore Crosnier de la CFDT, une diminution de la main-d’œuvre pourrait perturber ces secteurs en tension, provoquant des retards et affectant la qualité des services.
Mobilisation des associations et syndicats
Face à ces défis, des associations et syndicats prévoient une action collective : une manifestation le 5 février 2026 devant la préfecture de Maine-et-Loire, à Angers. Leur objectif est de sensibiliser les autorités aux difficultés générées par ces nouvelles règles et de proposer une révision de ces mesures pour favoriser une meilleure intégration des migrants en France.
Le durcissement des conditions pour l’obtention d’un titre de séjour pose des barrières supplémentaires pour ceux qui cherchent à régulariser leur situation. Les organisations de soutien continuent de militer pour un système plus inclusif qui prenne en compte les réalités des migrants.
