L’Union européenne s’apprête à réviser les règles de l’espace Schengen en 2026 pour améliorer la libre circulation des personnes. Un document interne, Schengen Barometer+, par la Commission européenne, propose des mesures pour accroître la sécurité aux frontières.
Renforcement des contrôles aux frontières
Le document Schengen Barometer+ suggère un renforcement des contrôles aux frontières extérieures, motivé par une inquiétude croissante autour de la sécurité et des migrations illégales. Les États membres devront intensifier leurs contrôles dans les aéroports, ports et passages terrestres pour mieux suivre les mouvements des voyageurs et bloquer les entrées illégales. Une autre initiative discutée est d’augmenter l’efficacité des expulsions des personnes en situation illégale. Cela nécessitera une amélioration dans les systèmes d’identification des individus concernés et une accélération des processus d’expulsion. Le but est de mieux contrôler ceux qui ne se conforment pas aux règles de séjour ou de visa.
Technologies et contrôles biométriques
La technologie joue un rôle de plus en plus important dans la gestion des frontières. Le système de contrôle des entrées et sorties (EES), qui est actuellement en cours d’implémentation, collectera des données biométriques, notamment les empreintes digitales et les photographies des voyageurs non européens. En outre, le Système Européen d’Information et d’Autorisation de Voyage (ETIAS) renforcera aussi ces contrôles dès fin 2026, ciblant principalement les ressortissants de pays tiers.
Equilibre entre sécurité et liberté
Malgré ces ajustements, Schengen Barometer+ assure que la libre circulation au sein de l’UE ne sera pas restreinte, à condition que les règles de visa et de séjour soient respectées. Les citoyens de pays extérieurs à l’UE devront cependant s’adapter à des contrôles intensifiés, incluant des vérifications biométriques à l’entrée et la sortie.
En conclusion, le rapport Schengen Barometer+ introduit des changements significatifs pour sécuriser l’espace Schengen, sans compromettre les avantages de la libre circulation. L’implémentation de ces mesures est prévue pour 2026, mais leur efficacité reste à évaluer une fois mises en pratique.