Manifestation explosive prévue à Saint-Denis ! Les sans-papiers dénoncent un système injuste et appellent à la fin des discriminations administratives. Réforme ou chaos ?
Sans-papiers en colère : la révolte éclate devant la sous-préfecture de Saint-Denis ce 18 avril !
Le ras-le-bol est total. Ce vendredi 18 avril 2025, les rues de Saint-Denis vibreront sous les cris de colère des sans-papiers. À l’appel de l’intercollectif des Sans-Papiers d’Île-de-France et du Collectif pour le Respect des Droits des Étranger-e-s de Saint-Denis, une manifestation brûlante vise à secouer les fondations d’un système administratif jugé injuste, déshumanisant et inefficace.
Une administration numérique… qui déshumanise
La plateforme ANEF, censée simplifier les démarches, tourne au cauchemar pour des milliers d’étrangers.
Pannes techniques, bugs récurrents, absence totale de contact humain : voilà le quotidien de ceux qui espèrent obtenir ou renouveler leur titre de séjour.
« On perd notre emploi parce qu’on ne peut pas prendre rendez-vous, on perd nos droits parce qu’un site plante. C’est notre vie qui s’écroule », dénonce un manifestant.
75 % des sans-papiers interrogés déclarent avoir connu une rupture de droit liée à l’absence de rendez-vous en préfecture.
La circulaire Retailleau : un couperet administratif
Entrée en vigueur en janvier 2025, la circulaire Retailleau est la goutte d’eau qui fait déborder la colère.
Selon les collectifs, elle durcit considérablement les conditions d’obtention du séjour légal, instaurant de nouveaux critères jugés « inhumains » et renforçant un sentiment de racisme institutionnalisé.
« On complique exprès les démarches pour nous décourager. Mais nous ne partirons pas. Nous voulons juste vivre dignement », s’indigne une porte-parole du collectif.
Justice bafouée, délais ignorés
Le Conseil d’État impose un traitement « dans un délai raisonnable ». Pourtant, des centaines de dossiers restent bloqués pendant des mois, voire des années. Résultat :
- Des familles entières plongées dans la précarité
- Des étudiants empêchés de poursuivre leurs études
- Des travailleurs laissés sans droits
Un délai d’instruction de 18 mois a été constaté dans certaines préfectures d’Île-de-France. Inacceptable, selon les collectifs.
Un cri pour la régularisation et la dignité
Les revendications sont claires et non négociables :
- Un accueil physique, humain et sans discrimination
- Des agents formés et présents pour accompagner
- La fin des prises de rendez-vous en ligne impossibles
- Une régularisation massive des sans-papiers
Objectif : remettre la justice sociale au cœur de la politique migratoire.