Entre rivalités avec le Maroc, débats autour du plan d’autonomie et pressions internationales, la participation de l’Algérie aux négociations sur le Sahara occidental continue de diviser et de compliquer les efforts de médiation de l’Organisation des Nations unies et des États-Unis.
La participation de l’Algérie aux négociations sur le Sahara occidental, un point de discorde
La présence de l’Algérie aux pourparlers sur le Sahara occidental semble être une source de tensions avec le Maroc, qui pourrait être perçue comme un obstacle aux efforts de l’ONU et des États-Unis. Selon certaines analyses, même les États-Unis commencent à montrer des signes d’agacement face à cette situation.
Lors de récents dialogues qui ont eu lieu les 8 et 9 février à Madrid, l’objectif était de passer en revue la mise en œuvre de la résolution 2797. Contrairement aux affirmations marocaines, cette résolution n’exige pas que le plan d’autonomie marocain soit accepté comme seule solution.
Le rôle observateur de l’Algérie lors des discussions
L’Algérie et la Mauritanie ont été impliquées en tant qu’observateurs en raison de leur proximité géographique avec le Maroc et le Sahara occidental. L’Algérie, bien qu’opposée aux négociations en format de table ronde, maintient qu’elles doivent se tenir entre les deux principaux antagonistes.
Malgré les allégations de concession par le Maroc, l’Algérie soutient fermement sa position. Massad Boulos, conseiller de l’ex-président des États-Unis, a clairement indiqué que ces pays n’interviennent pas dans le fond des échanges mais appuient le processus de négociations pour une solution convenable pour les deux parties.

Les implications du plan d’autonomie marocain
Le Maroc continue de promouvoir son plan d’autonomie proposé en 2007, qui a recueilli le soutien des États-Unis et d’autres pays européens. Toutefois, l’Algérie critique ce plan, le considérant davantage comme une diversion plutôt qu’une solution viable, dans le but d’éviter un référendum d’autodétermination.
Les observateurs notent que le modèle d’autonomie proposé contredit le système marocain centralisé et autoritaire. L’adoption de ce modèle nécessiterait une révision constitutionnelle, un scénario peu réaliste sous le règne actuel où le pouvoir central reste prééminent.