Raouf Belkacemi, un jeune Algérien en détention provisoire au Maroc, continue de susciter une vive réaction parmi le public. Alors qu’il doit être à nouveau confronté à la justice le 19 janvier, c’est la dimension humaine de cette affaire qui prévaut. Un témoignage poignant, livré par son père Hakim Belkacemi, décrit une épreuve qu’il n’aurait jamais souhaitée à personne : être privé de communication avec son fils, augmentant l’angoisse et le sentiment d’injustice. La famille reste convaincue de l’innocence de Raouf.
L’appel à la solidarité nationale
Hakim Belkacemi exprime une profonde détresse, partageant ses émotions et invitant le peuple algérien à considérer Raouf non seulement comme un simple compatriote, mais comme un membre de la famille : « leur fils ou leur frère ». Il appelle à un soutien actif, soulignant la nécessité d’une mobilisation publique face à un sentiment d’inégalité dans le processus judiciaire. Selon lui, cet élan de solidarité est désormais un impératif moral.
Un contact diplomatique maintenu
Malgré la situation difficile, le père de Raouf reçoit un certain apaisement grâce à un contact régulier avec le consul algérien. Ce dernier a confirmé que Raouf est en bonne santé, bien que cela ne suffise pas à lever l’incertitude pesante. Alors que l’audience du 19 janvier approche, la famille se dit préoccupée par une décision qu’elle juge déjà injuste. Ce qui est encore plus angoissant, c’est le manque perçu de respect pour la présomption d’innocence et les droits fondamentaux, selon les proches.