Un tribunal administratif en France a rendu une décision en faveur d’un citoyen algérien après qu’il ait contesté un refus de délivrance de titre de séjour par la préfecture. Cette affaire met en évidence l’obligation des autorités de fournir des explications claires et dans les délais impartis lorsque des décisions administratives sont prises.
Titre de séjour : Contexte de la demande
En septembre 2024, un Algérien a soumis une demande de certificat de résidence « vie privée et familiale » auprès de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Cependant, quatre mois plus tard, il n’avait reçu aucune réponse, ce qui était interprété comme un refus implicite de sa demande.
Poursuivant cette question, le demandeur a demandé formellement en juillet 2025 que la préfecture explique les raisons derrière ce refus implicite, mais aucune réponse n’a été fournie, ce qui l’a conduit à engager des poursuites judiciaires.
Procédure judiciaire et décision
En septembre 2025, le ressortissant a saisi le tribunal administratif de Montreuil pour annuler la décision de refus. Son avocat, Me Fayçal Megherbi, a soutenu que la préfecture n’avait pas respecté les obligations légales stipulées dans l’article L. 211-2 du Code des relations entre le public et l’administration, qui dicte que des motifs doivent être fournis dans un délai d’un mois après une décision implicite de rejet.
Arguments légaux et verdict
Dans sa défense, le requérant a invoqué l’article 6 de l’accord franco-algérien de 1968 et l’article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme, qui protègent le droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a annulé la décision de la préfecture le 29 janvier 2026 et a ordonné un réexamen du dossier dans un délai de quatre mois. En attendant, l’administration a été sommée de délivrer un certificat de résidence au demandeur.
