Après plusieurs semaines de baisse, les marchés pétroliers connaissent une hausse notable du prix. Cette tendance est le résultat de facteurs géopolitiques et commerciaux, notamment après que les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre des partenaires commerciaux de l’Iran.
Augmentation des prix du Brent et du WTI
Le mardi matin, vers 11h00, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mars était coté à 65,07 dollars, marquant une hausse de 1,32 % dans la journée, selon Boursorama. Le WTI américain affichait une progression similaire. En cinq jours, le Brent a augmenté de plus de 7 %, récupérant ainsi toutes les pertes accumulées le mois précédent. La hausse dépasse 7,7 % sur un mois.
Ce regain survient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran, suscitant des inquiétudes quant à une possible réduction de l’offre disponible. Le risque d’un conflit armé qui pourrait interrompre la production de pétrole et sa distribution commerciale reste présent.
Tensions sur le marché du gaz naturel européen
Le gaz naturel connaît lui aussi des tensions. Le contrat à terme TTF néerlandais, une référence en Europe, a franchi les 31 euros/MWh, enregistrant une hausse de 3,88 %. Plusieurs facteurs sont en jeu : des prévisions météorologiques hivernales, une diminution des réserves en Europe, et la dépendance partielle au gaz iranien de certains pays comme la Turquie. En cas d’arrêt des importations en provenance d’Iran, la demande de gaz naturel liquéfié pourrait augmenter.
Bien que cette hausse indique un possible changement de tendance à court terme, les marchés restent très volatils. Les évolutions futures dépendront des décisions de la Chine, de la poursuite ou non de la trêve commerciale sino-américaine, et de l’évolution des tensions au Moyen-Orient. À moyen terme, l’aptitude de l’Iran à maintenir ses exportations stables demeurera une inconnue essentielle pour la stabilité des prix mondiaux.
