À partir de mai 2026, le Japon projette de tripler ses importations de naphta provenant de l’Algérie. Ce produit semi-raffiné, essentiel dans les secteurs de la pétrochimie, la fabrication de plastiques et certains carburants, représente une part importante des activités industrielles.
La hausse des importations de naphta algérien par le Japon
Dans le contexte global actuel marqué par des perturbations dans l’approvisionnement énergétique, le Japon, traditionnellement dépendant du Moyen-Orient pour la quasi-totalité de ses imports d’hydrocarbures, réévalue ses sources d’approvisionnement. En conséquence, l’Algérie est en train d’émerger comme l’un des partenaires potentiels pour compenser ces déséquilibres.
L’ajustement des politiques d’importation du Japon
La modification de la stratégie d’importation japonaise est en partie attribuée à la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran dès fin février 2026. Ce couloir maritime joue habituellement un rôle clé dans le transport des produits pétroliers. Pour pallier cette situation, le Japon a activé ses réserves stratégiques, couvrant 15 jours de consommation à partir des réserves privées et un mois via les réserves publiques. Ce réajustement temporaire précède une réorganisation plus durable des chaînes d’approvisionnement. L’augmentation des importations de naphta depuis des pays hors Moyen-Orient, dont l’Algérie, apparaît comme une étape logique pour le Japon dans cette transition.
Relations énergétiques renforcées entre le Japon et l’Algérie
Dans ce contexte, l’Algérie, par le biais de l’entreprise nationale Sonatrach, se positionne pour répondre à la demande croissante de naphta. Avec des exportations annuelles approchant le million de tonnes, l’Algérie renforce son rôle sur les marchés internationaux. Un projet à Arzew vise à augmenter la capacité de production de 738 000 tonnes supplémentaires de naphta, afin de répondre aux besoins croissants.
Les interactions énergétiques entre le Japon et l’Algérie ne se limitent pas au naphta. Elles comprennent également des échanges en gaz naturel liquéfié et autres produits énergétiques. Cette révision des circuits d’approvisionnement pourrait influencer la demande japonaise à travers ses divers programmes de transition énergétique.