Pour répondre aux demandes du marché pendant le Ramadan et l’Aïd el Adha de l’année 2026, l’Algérie a prévu d’importer un million de moutons. Les premières livraisons ont d’ores et déjà été effectuées, marquant le début de cette opération majeure.
Lancement des premières livraisons
Le 1er janvier 2026, l’Office Régional des Viandes Rouges de l’Ouest (ORVO) a informé que 10 000 moutons avaient été réceptionnés pour être abattus. Importés de l’étranger et débarqués par ALVIAR EPE/SPA, une entreprise du groupe AGROLOG, le processus de déchargement a commencé dans la nuit du 31 décembre 2025.
Ces opérations sont initiées pour garantir une préparation adéquate pour le Ramadan et l’Aïd el Adha à venir, avec des dispositifs logistiques institués pour assurer une distribution efficace à travers le pays.
Origine des importations : l’Uruguay
Selon le ministre de l’Agriculture de l’Uruguay, Alfredo Frati, l’Algérie a officiellement demandé l’importation d’un million de moutons en provenance de leur pays. Des discussions avec les producteurs uruguayens sont en cours pour s’assurer que les normes sanitaires établies par l’Algérie soient respectées.
Un protocole, signé en février 2025, a facilité la reprise des importations animales après plusieurs années de pause. Ce document assure la conformité des animaux aux standards algériens tandis que des mesures sanitaires sont appliquées strictement à chaque étape, de la livraison à l’abattage.
Stratégie pour répondre à la demande nationale de moutons
Les producteurs en Uruguay ont chaleureusement accueilli la reprise des exportations vers l’Algérie. Le protocole définit clairement les termes commerciaux et sanitaires, facilitant ainsi le marché algérien en animaux vivants.
Déjà en mars 2025, l’Algérie avait importé un million de moutons pour l’Aïd el Adha, fixant le prix unitaire à 40 000 dinars. Cette initiative avait complété l’offre locale, permettant de stabiliser le marché lors des périodes de forte demande.
Lors d’une déclaration au parlement, le président Abdelmadjid Tebboune a admis que la production nationale de viande restait insuffisante, motivant la décision de renouveler les importations pour le Ramadan et l’Aïd el Adha 2026.