Chaque mois de Ramadan en Algérie est marqué par des polémiques liées aux contenus télévisés. Récemment, une scène diffusée dans un hôpital public a provoqué l’ire du Syndicat National des Praticiens de la Santé Publique (SNPSP), qui a réagi en saisissant l’autorité de régulation compétente.
Un mécontentement lié à une représentation jugée inadéquate du personnel médical
Lors du Ramadan, période où les chaînes de télévision algériennes diffusent des programmes spécialement conçus pour les soirées familiales, le feuilleton « El Mouhajir » d’El Hayat TV n’a pas échappé à la tradition des controverses. Cette année, le focus de la discorde est un épisode où un médecin se comporte de manière répréhensible, harcelant une patiente au sein de l’hôpital de Kouba à Alger.
Le SNPSP, qui représente les professionnels de santé, a adressé une plainte urgente à l’Autorité de Régulation de l’Audiovisuel. Dans cette communication, le syndicat souligne sa préoccupation quant à l’image dégradante du corps médical transmise à travers l’épisode en question, en soulignant que cela pourrait nuire à la réputation et l’éthique professionnelle du secteur de la santé.
La réponse du syndicat face à l’éthique médicale remise en question
Le syndicat exprime clairement dans sa plainte que bien que certains comportements inacceptables puissent exister dans le monde réel, les illustrer de manière si flagrante durant un mois sacré comme le Ramadan est irrespectueux. De plus, le SNPSP rejette fermement l’idée que les médias devraient profiter de ces heures de grande écoute pour diffuser des scènes pouvant être considérées comme portant atteinte à l’intégrité du secteur médical.
Réactions et conséquences de la diffusion de la scène controversée
La séquence incriminée, montrant un comportement contraire à l’éthique médicale fondamentale, a non seulement provoqué une réaction immédiate du SNPSP mais a également été largement discutée sur les réseaux sociaux, amplifiant son impact. Le syndicat insiste sur le fait qu’un tel contenu nuit gravement à la perception du public envers les professionnels de la santé, et envers le milieu hospitalier lui-même.
En somme, cette affaire illustre la tension entre la liberté de création des médias et la nécessité de maintenir une image digne et respectueuse des professions essentielles, surtout pendant des périodes culturellement et religieusement significatives telles que le Ramadan.