Au lendemain de la clôture de la CAN 2025, où des dépenses considérables ont été engagées, le sujet des inégalités et de la précarité au Maroc a refait surface dans les discussions.
Vidéo Virale sur la Pauvreté au Maroc

Une vidéo de 2018, montrant un député marocain discutant des statistiques de pauvreté au Maroc, a récemment été largement partagée. Dans celle-ci, l’ancien député Omar Balafrej compare son pays à l’Algérie et la Tunisie et révèle que la situation reste préoccupante, avec un produit intérieur brut (PIB) par habitant bien derrière ses voisins. Selon lui, le Maroc, cité comme un pays pauvre avec des données du FMI, a un PIB par habitant bien inférieur à celui de la Grèce et autre fois et demie plus bas que celui de la Tunisie ou de l’Algérie.
PIB et Inégalités économiques au Maroc
En 2017, le Maroc affichait un PIB en parité de pouvoir d’achat à 8 372 dollars, comparativement à 13 483 dollars pour l’Algérie et à 11 404 dollars pour la Tunisie. Selon Balafrej, les inégalités sont marquées, avec 1 % de la population se qualifiant de riche et 99 % des Marocains ne se situant pas dans la classe moyenne.
Malgré l’ancienneté de la vidéo, ses observations restent valides, selon une vérification par le média 20 Minutes. Le FMI a estimé qu’en 2025, le Maroc aurait un PIB en parité de pouvoir d’achat de 11 437 dollars, restant derrière l’Algérie et la Tunisie.
Évolution des Inégalités et de la Pauvreté
En septembre 2025, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié un rapport soulignant une augmentation de l’indice GINI de 38,5 % en 2019 à 40,5 % en 2022, signalant un retour aux niveaux d’inégalités observés il y a un quart de siècle. Le rapport indique également que la pauvreté absolue a plus que doublé entre 2019 et 2022.
Selon le journal marocain Bladi, un fossé social croissant accompagne une relative augmentation des grandes fortunes. Le cabinet Henley & Partners annonce qu’en 2025, le Maroc comptait 7 500 millionnaires, une hausse de 40 % par rapport à 2015.
Le rapport mondial sur les inégalités de 2022 illustre des disparités de richesse extrêmes au Maroc, où 10 % de la population détiennent plus de 63 % de la richesse totale, alors que les 50 % les plus pauvres possèdent moins de 5 %.