Le MC Alger vient d’écoper d’une amende de 200 000 dinars algériens, infligée par la commission de discipline pour un manquement répété au protocole médias. Au centre de cette sanction figure l’entraîneur Khaled Ben Yahia, dont la façon de gérer ses obligations face à la presse a été jugée contraire aux règlements en vigueur.
Une sanction financière qui pèse sur le Doyen
La pénalité visant la Mouloudia d’Alger ne constitue pas une simple bavure ponctuelle. L’instance disciplinaire a clairement souligné le caractère récurrent de l’infraction, preuve que le club n’a pas corrigé ses erreurs passées.
Le montant retenu, chiffré à 200 000 DA, illustre la volonté des autorités sportives de sévir face à ces écarts aux dispositions de la Ligue. Ce type de rappel à l’ordre s’inscrit dans une logique de fermeté croissante envers les formations professionnelles.
Par la même occasion, l’organe disciplinaire a remis en mémoire à la direction du MC Alger ses devoirs en matière de communication institutionnelle. Elle lui a demandé de se conformer scrupuleusement au cadre réglementaire durant les prochaines journées de compétition.
Khaled Ben Yahia tenu de s’exprimer lui-même devant la presse
Le nœud du problème réside dans une habitude désormais prohibée : celle de confier le rôle de porte-parole à un adjoint lors des points presse. La commission n’a laissé aucune place au doute sur ce sujet.
C’est en effet le technicien en chef qui doit personnellement se soumettre aux questions des journalistes, conformément aux procédures établies. En déléguant cette mission à son assistant, Ben Yahia s’est placé en porte-à-faux avec les textes encadrant la relation entre les clubs et les médias.
Une règle valable dans tous les championnats professionnels
Cette obligation ne concerne pas uniquement l’élite algérienne. Elle s’applique dans l’ensemble des ligues professionnelles et poursuit un objectif précis : assurer la transparence des échanges entre les équipes et les représentants de la presse accréditée.
En se faisant remplacer systématiquement par son adjoint, le coach du MC Alger a donc contourné un dispositif dont le respect ne souffre aucune négociation. Les conférences d’après-match font partie intégrante des engagements d’un entraîneur professionnel.
La Mouloudia appelée à remettre de l’ordre dans sa communication
Au-delà du volet strictement pécuniaire, cette décision envoie un signal sans équivoque aux responsables du club algérois. La commission a mis l’accent sur l’impératif d’éviter toute nouvelle entorse à ces règles d’organisation.
Faute de quoi, la formation de la capitale s’exposerait à des mesures encore plus sévères à l’avenir. La question se trouve désormais entre les mains de la direction, qui devra assainir sa gestion médiatique avant le prochain rendez-vous officiel.
Ce rappel à l’ordre place le MC Alger face à ses responsabilités en matière de communication. Reste à savoir si le club saura ajuster ses pratiques pour éviter de nouvelles sanctions susceptibles d’alourdir encore son passif disciplinaire.


