Avant même que le gisement de phosphate géant en Algérie entre en service, un important contrat d’exportation a été signé. Ce contrat marque un tournant pour le secteur des phosphates en Algérie.
Signature d’un accord entre l’Algérie et l’Indonésie
La société indonésienne Pupuk Indonesia a signé un protocole d’accord avec Somiphos, une société spécialisée dans l’extraction de phosphates en Algérie, et le groupe minier Sonarem.
L’accord confirme le développement du secteur du phosphate en Algérie, avec un engagement de fournir un million de tonnes de phosphate naturel par an à Pupuk Indonesia. En outre, cette collaboration projette de nouvelles opportunités avec des entreprises locales pour créer un projet industriel d’engrais basé sur le phosphate.
Cet engagement à long terme mise sur des investissements conjoints dans l’exploitation et la transformation du phosphate en Algérie, et vise à développer des produits dérivés de cette ressource, comme précisé par l’entreprise indonésienne.
Une stratégie de diversification économique pour l’Algérie
Mohamed Arkab, ministre des Hydrocarbures et des Mines, a déclaré que cet accord suit les directives présidentielles visant à renforcer les partenariats économiques, surtout dans le secteur des mines, identifié comme un pilier crucial pour la diversification économique de l’Algérie.
L’Indonésie, partenaire clé pour le phosphate algérien
Pupuk Indonesia voit dans cette entente une solution pour assurer sa sécurité alimentaire en garantissant un approvisionnement régulier de phosphate, essentiel pour la production d’engrais. Rahmad Pribadi, PDG de Pupuk Indonesia, a exprimé son enthousiasme pour cette collaboration qui devrait aussi rendre le coût des engrais plus abordable en Indonésie, selon les autorités locales.
Le développement de l’infrastructure, notamment la ligne ferroviaire minière entre Bled El Hadba et le port d’Annaba, est prévu pour soutenir cette ambition d’exportation massive, avec une mise en service attendue pour 2027. Le président Abdelmadjid Tebboune a souligné l’importance de ce projet dans une récente réunion ministérielle.
En parallèle, l’Algérie entend accroître sa production annuelle de phosphate de 2,5 à 10 millions de tonnes avec l’exploitation du site de Tébessa.

