Un navire de GNV a connu une frayeur en pleine traversée maritime, dans la soirée du 19 juin 2026, au large du sud de la Corse. Le ferry italien GNV Azzurra, qui reliait Porto Torres, en Sardaigne, à Gênes, a dû être pris en charge après un feu déclaré dans sa salle des machines. L’incident n’a heureusement causé aucune victime.
Un incendie déclenché dans la salle des machines du navire de GNV
Le sinistre se serait déclenché alors que le bateau évoluait dans les eaux situées au large de la Corse. La salle des machines, espace stratégique qui assure la propulsion et le bon fonctionnement technique du ferry, a été directement concernée par ce départ de feu.
Dès les premiers signes d’alerte, les dispositifs de sécurité ont été enclenchés à bord. Les voyageurs ont été conduits vers les zones de rassemblement, équipés de leurs gilets de sauvetage, tandis que les marins s’activaient pour circonscrire les flammes.
Le bâtiment naviguait avec un effectif important. D’après les relevés maritimes diffusés à la suite de l’événement, 763 passagers et 113 membres d’équipage se trouvaient à bord, portant le total à 876 personnes. Aucune blessure n’a été constatée.
Un incident qui intéresse aussi les voyageurs algériens
Même si la liaison concernée relie deux ports italiens, entre la Sardaigne et Gênes, cet épisode attire l’attention bien au-delà des frontières transalpines. La compagnie Grandi Navi Veloci, plus connue sous le sigle GNV, opère en effet des traversées entre la France et l’Algérie.
L’armateur assure notamment les liaisons Sète–Alger et Sète–Béjaïa, particulièrement prisées par la diaspora algérienne établie dans l’Hexagone. Ces rotations offrent la possibilité de rejoindre l’Algérie en emportant son véhicule, ses bagages et, dans certains cas, ses animaux de compagnie.
Cette formule séduit chaque année de nombreuses familles maghrébines, surtout pendant la saison estivale. La période d’été constitue un moment fort pour les traversées en Méditerranée, marquées par une affluence soutenue sur l’ensemble des lignes desservant l’Afrique du Nord.
Une mobilisation des secours au large de la Corse
Le signalement a entraîné le déploiement de moyens maritimes conséquents. Le CROSS Méditerranée a été alerté, l’événement s’étant produit dans une zone placée sous la surveillance des autorités françaises. Des unités de secours ont été engagées pour sécuriser le ferry et faciliter son assistance.
À la suite du feu, le GNV Azzurra n’a pas pu rallier Gênes comme prévu. Le navire a été assisté, puis acheminé vers la Sardaigne en vue d’expertises techniques approfondies.
Quelles suites pour la compagnie après l’incident ?
Pour la compagnie italienne, la priorité consiste désormais à déterminer avec exactitude l’origine du sinistre. Une évaluation complète de l’état du bateau s’avère indispensable avant tout retour en service sur ses lignes habituelles.
Ce type d’incident rappelle l’importance des procédures de sécurité à bord des ferries qui sillonnent la Méditerranée. La rapidité d’intervention de l’équipage et la coordination avec les autorités ont permis d’éviter le pire lors de cette traversée.
Sécurité maritime en Méditerranée : un enjeu durant l’été
Les liaisons maritimes reliant l’Europe à l’Afrique du Nord connaissent un trafic dense pendant les mois estivaux. Cette forte fréquentation rend la fiabilité des navires et la maîtrise des situations d’urgence d’autant plus déterminantes.
Pour les voyageurs qui empruntent les lignes vers l’Algérie, ces traversées représentent un mode de déplacement pratique et apprécié. La confiance accordée aux compagnies repose largement sur leur capacité à garantir la sécurité des passagers en toutes circonstances.
L’épisode du GNV Azzurra illustre la manière dont un incident technique peut être contenu grâce à une réaction adaptée. Les conclusions de l’enquête sur ce navire de GNV permettront d’en savoir davantage sur les causes exactes du départ de feu.
En définitive, cet événement survenu au large de la Corse s’est soldé sans aucune victime, malgré la présence de centaines de personnes à bord. Les regards se tournent désormais vers les vérifications menées en Sardaigne, qui détermineront les conditions d’un éventuel retour du ferry sur ses itinéraires en Méditerranée.
