Une affaire d’escroquerie liée à de prétendues démarches d’obtention de visas Schengen a récemment été tranchée par la justice algérienne. Plusieurs citoyens affirment avoir été victimes d’une jeune femme qui leur promettait des visas pour l’Espagne contre d’importantes sommes d’argent, sans jamais fournir les documents annoncés.
Une fausse intermédiaire promettait des visas Schengen
Selon les éléments de l’enquête, une jeune femme identifiée par les initiales M.R. se faisait passer pour une employée d’agence de voyage spécialisée dans les démarches consulaires. Elle proposait à ses clients un service complet comprenant l’obtention de visas Schengen, la préparation des dossiers administratifs ainsi que l’achat de billets d’avion. Pour ces prestations, elle exigeait des montants pouvant atteindre 80 millions de centimes. Plusieurs personnes lui ont remis de l’argent en espèces, convaincues de la crédibilité de ses promesses, mais sans recevoir de justificatifs officiels ni de documents administratifs.
Plusieurs victimes dénoncent une escroquerie
Parmi les plaignants figure un habitant de Tipaza ayant affirmé avoir versé la totalité de la somme demandée pour obtenir un visa à destination de l’Espagne. Après le paiement, la suspecte aurait cessé toute communication sans remettre ni visa ni billet d’avion. Face à cette situation, la victime a déposé plainte auprès des services de sécurité. D’autres citoyens se sont ensuite manifestés en rapportant des faits similaires. Les investigations menées par les autorités ont permis de recueillir plusieurs témoignages concordants et d’engager des poursuites judiciaires contre la mise en cause.
La justice prononce une peine de prison ferme
L’affaire a été examinée par le tribunal correctionnel de Chéraga après l’ouverture d’une procédure judiciaire à la suite des plaintes déposées. Bien que régulièrement convoquée, la prévenue ne s’est pas présentée à l’audience. Le parquet avait requis une peine de trois ans de prison ferme à son encontre. Après délibération, le tribunal a reconnu M.R. coupable des faits d’escroquerie et l’a condamnée à deux années d’emprisonnement ferme, accompagnées d’une amende de 100 000 dinars algériens.