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Algérie : l’euro flambe à 27 600 dinars sur le marché noir

Le marché noir des devises en Algérie démarre le mois de novembre sans bouleversement majeur. Ce dimanche 1er novembre, les cambistes proposent 100 euros à 27 600 dinars à la vente, un niveau quasiment identique à celui enregistré fin octobre. À l’achat, la monnaie unique européenne s’écoule autour de 27 400 dinars.

Le cours de l’euro sur le marché parallèle en ce début novembre

Les opérateurs informels du square Port-Saïd, référence historique des changes à Alger, maintiennent des tarifs stables. Les 100 euros s’échangent à 27 600 dinars à la revente contre 27 400 dinars à l’acquisition.

Cette constance traduit une accalmie après plusieurs semaines de fluctuations modérées. Les écarts entre le prix d’achat et celui de vente restent habituels, reflétant la marge que prélèvent les cambistes sur chaque transaction.

Une continuité avec les niveaux de fin octobre

La transition entre les deux mois ne s’accompagne d’aucun choc sur les parités. Les montants observés aujourd’hui prolongent la tendance des derniers jours d’octobre, signe d’un équilibre temporaire sur le réseau informel des devises.

Pourquoi le marché noir reste incontournable en Algérie

Le recours au change parallèle demeure profondément ancré dans les habitudes des Algériens. L’accès limité aux devises par les canaux officiels pousse de nombreux particuliers vers ce circuit alternatif.

Que ce soit pour voyager, étudier à l’étranger ou financer des achats hors du pays, les citoyens se tournent vers les cambistes faute d’alternative suffisante. La demande soutenue entretient ainsi la vitalité de ce marché non officiel.

Un écart persistant avec le taux officiel

La différence entre le cours administré par la Banque d’Algérie et celui pratiqué sur le marché libre reste considérable. Cet écart alimente l’attractivité du change informel, où l’euro et les autres monnaies fortes se négocient bien au-dessus des taux institutionnels.

Cette dualité monétaire illustre les tensions structurelles qui pèsent sur l’économie nationale. Elle complique également la gestion des réserves de change et la régulation du marché des devises.

Les facteurs qui influencent le cours du dinar sur le marché parallèle

Plusieurs paramètres déterminent l’évolution des parités sur le circuit informel. La demande saisonnière joue un rôle majeur, notamment durant les périodes de départ à l’étranger ou de rentrée scolaire.

Les flux liés à la diaspora algérienne pèsent aussi sur l’offre de devises. Les transferts des ressortissants installés en Europe injectent régulièrement des euros dans le réseau parallèle, influençant les prix pratiqués.

Le poids du contexte économique

Les évolutions macroéconomiques, l’inflation et les décisions monétaires conditionnent indirectement le comportement du dinar sur le marché noir. Toute incertitude économique tend à renforcer l’appétit pour les devises refuges.

Les cambistes ajustent leurs tarifs en fonction de ces signaux, mais aussi des rumeurs et des anticipations. Cette sensibilité explique la volatilité observée à certaines périodes de l’année.

Comparaison entre marché officiel et marché parallèle

Sur le plan institutionnel, la Banque d’Algérie fixe quotidiennement les taux de référence applicables aux opérations bancaires. Ces cours restent nettement inférieurs à ceux du square Port-Saïd.

Pour les voyageurs disposant d’une allocation touristique limitée, le recours au marché libre devient souvent inévitable. Ils y trouvent des quantités de devises plus importantes, mais à un prix sensiblement plus élevé.

Un enjeu pour les voyageurs et les expatriés

Les Algériens préparant un séjour à l’étranger surveillent de près ces fluctuations. Un écart de quelques centaines de dinars sur 100 euros peut peser lourd sur un budget de voyage.

Les expatriés et étudiants, confrontés à des besoins récurrents en monnaie étrangère, suivent eux aussi ces variations avec attention. Le moindre changement de cours modifie leur capacité financière à l’extérieur.

En ce début novembre, le marché noir des devises affiche donc une relative stabilité, avec 100 euros valorisés à 27 600 dinars. Reste à savoir si cette accalmie se prolongera au fil des prochaines semaines, dans un contexte économique toujours scruté par les Algériens.

Abdel
Abdel
Journaliste chevronné, je vous propose des articles qui traitent de l'actualité maghrébine et de la diaspora en général.

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