La présence des étudiants algériens en France ne cesse de se renforcer, avec une hausse marquée au cours des cinq dernières années. D’après les statistiques publiées par Campus France, l’Algérie occupe désormais la deuxième place parmi les nationalités étrangères les plus représentées dans l’enseignement supérieur hexagonal, juste derrière le Maroc.
Un total de 443 500 étudiants étrangers en France
Pour l’année universitaire 2024-2025, les établissements français d’enseignement supérieur ont accueilli 443 500 étudiants venus de l’étranger. Ce chiffre global englobe également 10 800 apprentis internationaux inscrits en section de technicien supérieur.
Cette population représente aujourd’hui près de 15 % de l’ensemble des effectifs étudiants du pays. Une proportion qui reste relativement constante d’une rentrée à l’autre, signe d’un attrait durable de la France à l’international.
Une progression continue et maîtrisée
L’augmentation du nombre d’étudiants étrangers suit une courbe régulière. Campus France s’appuie sur les données du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques (SIES).
Après un sommet de 8 % atteint en 2021-2022, lié au rattrapage des mobilités freinées par la pandémie, le rythme s’est stabilisé. La croissance a été de 3 % en 2022-2023, puis de 4,5 % en 2023-2024, confirmant une dynamique saine.
Près de 35 000 étudiants algériens inscrits
Le volume d’inscrits venus de l’étranger progresse de 3 % sur un an et de 17 % sur cinq ans, en comparaison avec l’année de référence 2019-2020. Ces indicateurs traduisent la vitalité du système universitaire français sur la scène mondiale.
Parmi les pays qui alimentent le plus ces flux, Campus France identifie cinq nations majeures sur l’ensemble de la période analysée : le Maroc, l’Algérie, la Chine, l’Italie et le Sénégal. Ce classement reste stable au fil des années.
Les étudiants algériens en France : une hausse de 18 % en cinq ans
Si le Maroc conserve sa première position, il enregistre toutefois un recul de 3 % de ses effectifs sur cinq ans. L’Algérie, quant à elle, affiche une stabilité sur un an (+1 %) mais une envolée de 18 % sur la période quinquennale.
Concrètement, l’année académique 2024-2025 a vu 34 758 étudiants algériens rejoindre les bancs des universités françaises. Ils constituent désormais 8 % de la population étudiante internationale, contre 42 015 inscrits marocains, soit 10 % du total.
La Tunisie confirme sa forte croissance
Du côté du Maghreb, la Tunisie se hisse à la sixième place du classement. Elle compte 15 949 étudiants présents en France, avec une évolution de 5 % sur un an et de 22 % sur cinq ans.
Ces ressortissants tunisiens représentent 4 % de l’ensemble des effectifs étrangers. Le contraste est net : tandis que les effectifs marocains plafonnent, l’Algérie et la Tunisie enregistrent une dynamique nettement plus soutenue.
Le Maghreb, pilier de la mobilité étudiante vers la France
Ces chiffres illustrent l’importance des liens académiques entre la France et les pays d’Afrique du Nord. À eux seuls, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie totalisent une part considérable des inscriptions étrangères dans l’Hexagone.
La forte progression algérienne s’inscrit dans une tendance régionale où la formation supérieure française demeure une destination privilégiée. Les diplômes français conservent une solide réputation auprès des jeunes maghrébins soucieux de leur avenir professionnel.
En définitive, la croissance de 18 % des étudiants algériens en France confirme la vigueur de la coopération universitaire entre les deux rives de la Méditerranée. Alors que le Maroc marque le pas, l’Algérie et la Tunisie s’imposent comme les véritables moteurs de cette mobilité estudiantine.

