En 2025, l’Algérie a affirmé son engagement continu dans la lutte contre le trafic de drogue, comme l’a illustré récemment un rapport choquant de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Lors d’une conférence de presse tenue le 7 avril 2026, il a été annoncé que plus de 7,1 tonnes de cannabis et 665 kg de cocaïne avaient été saisis au cours de l’année précédente. Ces chiffres témoignent de la gravité de ce fléau qui menace la cohésion sociale du pays.
Des saisies révélatrices en 2025
Ces saisies représentent un coup sévère porté aux réseaux criminels qui approvisionnent le marché illicite de la drogue, tant à l’intérieur des frontières algériennes qu’à l’international. En plus des quantités de cannabis mentionnées, les forces de l’ordre ont intercepté plus de 20 millions de comprimés psychotropes, mettant en lumière un risque accru pour la jeunesse algérienne. La DGSN a également traité environ 176 000 affaires en rapport avec les drogues, avec plus de 192 000 personnes soupçonnées d’implication.
Une efficacité accrue dans la lutte anti-drogue
La quantité de drogues saisies en 2025 a sensiblement augmenté par rapport aux années précédentes, ce qui indique une amélioration de l’efficacité des services de sécurité. Ce succès est attribué à l’intensification des efforts de lutte contre le trafic de stupéfiants. La création d’unités spéciales dédiées à la lutte contre ce fléau a été déterminante pour cibler efficacement les organisations de trafic. Ces initiatives ont conduit à la démolition de groupes criminels, tant à l’échelle locale qu’internationale.
Les autorités algériennes ont également pris des mesures importantes pour contrer le crime organisé dans son ensemble. En 2025, près de 450 000 affaires criminelles ont été enregistrées, dont une partie notable concernait le trafic de migrants. Ces efforts ont permis d’appréhender environ 9 000 individus liés à des réseaux de migration clandestine, tout en neutralisant des groupes de passeurs.
Relever des défis permanents
Le combat contre la cybercriminalité a également été un axe clé en 2025, avec plus de 13 000 affaires traitées, principalement liées à des escroqueries, des fraudes et la vente illégale de produits en ligne. Ce type d’activité, souvent corrélée au trafic de drogue, complique davantage la lutte contre ce problème.
Bien que le bilan présenté soit impressionnant, il soulève des questions sur les défis persistants auxquels l’Algérie doit faire face dans sa guerre contre les drogues. Les autorités continuent à renforcer leurs actions pour protéger la jeunesse et la société dans son ensemble contre les dangers que posent ces substances. Cela dit, il est évident que la route est encore longue pour éradiquer ce fléau de manière définitive.