La police judiciaire de la première circonscription d’Oran a récemment mené une opération visant à démanteler un réseau criminel spécialisé dans le trafic de migrants. Cette intervention, qui s’est déroulée au début de la semaine dernière, a abouti à l’arrestation de quatre individus impliqués dans l’organisation de passages illégaux par voie maritime. Parmi ces personnes se trouvait un ressortissant marocain. Comme l’a rapporté un communiqué officiel des services de sécurité, l’opération a été réalisée sous la supervision de la procureure de la République d’Oran.
Découverte d’un local utilisé par le réseau à Oran
Au cours des investigations, les autorités ont mis au jour un magasin de meubles en bois qui servait aux membres du réseau non seulement pour loger certains migrants, mais aussi pour camoufler leurs activités illégales. L’arrestation des suspects a permis de confirmer que chacun d’eux occupait une position précise dans l’organisation des traversées maritimes.
Saisies importantes lors de l’opération à Oran
Lors de cette opération, les forces de l’ordre ont saisi d’importantes sommes d’argent, à savoir 40 000 euros et 520 dirhams marocains. De plus, trois véhicules de modèles variés ont été confisqués, utilisés pour transporter les migrants et gérer les aspects financiers du réseau. Les sommes d’argent et les véhicules saisis sont actuellement l’objet de vérifications pour retracer leur provenance et déterminer leur usage. Les autorités cherchent à établir des liens avec d’autres activités illégales ou réseaux similaires. Les quatre personnes arrêtées ont été présentées devant le procureur de la République près le tribunal d’El Othmania à Oran. L’instruction judiciaire vise à établir la responsabilité de chaque individu et à examiner les éventuels liens avec d’autres groupes opérant dans la région.
La police judiciaire mobilisée contre le trafic de migrants
Les enquêteurs continuent de travailler afin de mieux comprendre les méthodes utilisées pour organiser ces traversées maritimes, ainsi que pour identifier les contacts internationaux du réseau. Il a été révélé qu’un des suspects était marocain et résidait sans autorisation sur le territoire algérien. L’enquête a également mis en lumière l’utilisation d’un magasin de meubles comme point de transit. Les autorités ont suivi les zones régulièrement fréquentées par les suspects et les itinéraires employés pour le transport des migrants et des fonds. La police judiciaire collabore avec la procureure de la République pour surveiller ces lieux et empêcher tout reprise des activités illégales. Les informations recueillies sont exploitées pour orienter les enquêtes et soutenir les procédures judiciaires.