Ce mois-ci marque le lancement de l’exploitation intensive du gisement de zinc et de plomb situé à Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa. Ce projet minier repose sur des réserves estimées à près de 34 millions de tonnes de minerai. Selon les estimations, ces ressources comprennent environ 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb. Pour le professeur Malik Ould Hamou, directeur de laboratoire en ingénierie minière et conseiller en minage, ces volumes confèrent au site une importance stratégique et une valeur notable sur les marchés internationaux des métaux.
Un gisement parmi les plus importants au monde
Intervenant dans l’émission « L’invité du jour » sur la troisième chaîne de la radio algérienne, Malik Ould Hamou a mis en avant l’envergure mondiale du gisement d’Oued Amizour. D’après lui, ce site minier pourrait se situer autour de la douzième place à l’échelle internationale en termes d’importance. Cette position témoigne du potentiel économique considérable du projet, qui pourrait contribuer au renforcement de la production minière nationale et à la diversification des ressources du pays.
Une extraction souterraine et un processus de concentration
L’exploitation du gisement repose sur une méthode d’extraction souterraine. Les minerais bruts seront d’abord extraits des galeries avant d’être acheminés vers une usine de traitement. Dans cette installation, ils subiront un processus de concentration permettant d’augmenter fortement la teneur en métal : jusqu’à environ 60 % pour le zinc ou le plomb. À l’état naturel, la teneur moyenne est pourtant bien plus faible, avoisinant 4 % pour le zinc et moins de 1,5 % pour le plomb, d’où l’importance de cette étape de traitement pour valoriser le minerai.