La Direction générale des impôts algérienne a introduit une politique modifiant l’usage des langues officielles au sein de ses services. En date du 1er février, la langue arabe est devenue la langue exclusive pour toutes les communications officielles au sein du secteur des Finances.
Un changement radical dans la communication officielle
Cette nouvelle directive a été transmise via une note adressée aux responsables de départements clés, y compris ceux en charge des grandes entreprises, ainsi que les directeurs et inspecteurs régionaux des services fiscaux. La note indique que, sur instruction du ministre des Finances, l’utilisation exclusive de la langue arabe est désormais obligatoire dans toutes les correspondances.
Uniformité et application stricte
Pour garantir une cohérence dans l’application de cette nouvelle politique, la DGI a précisé que tous les documents doivent être rédigés en utilisant la police Calibri, taille 16. Les destinataires de cette directive ont été fermement encouragés à appliquer les instructions à la lettre et à signaler toute difficulté potentielle rencontrée lors de sa mise en œuvre.
L’arabe, langue prépondérante dans le secteur public
Ce n’est pas un cas isolé puisque de nombreuses autres entreprises et institutions publiques algériennes ont également choisi d’adopter l’arabe comme langue principale au détriment du français. Cela inclut des acteurs majeurs comme Algérie Télécom, Air Algérie et Sonelgaz. Ce processus d’arabisation s’accompagne de l’introduction progressive de l’anglais en tant que seconde langue dans diverses instances, y compris l’enseignement supérieur des sciences médicales, au détriment du français.