En Tunisie, une école française située à Sfax est confrontée à des critiques des autorités suite à l’enseignement d’un texte controversé intitulé « La Violence et la Lumière » à des élèves de septième année de base.
Appels au renforcement des contrôles éducatifs
La date du lundi 4 mai marque l’intervention de l’Organisation internationale pour la protection des enfants de la Méditerranée (OIPEM), qui exige une intensification des contrôles pédagogiques et administratifs dans toutes les écoles étrangères opérant en Tunisie. Ces demandes ont été relayées par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).
L’étude du texte a soulevé un débat important. Dans un pays où l’islam est la religion officielle, la Constitution tunisienne invite à suivre ses préceptes. Selon l’OIPEM, le texte inciterait à des comportements comme l’athéisme et la désobéissance parentale, présentés de manière positive. Pour prévenir des situations similaires, l’OIPEM demande l’intégration de certains programmes nationaux dans l’enseignement de cette école française pour garantir une cohérence éducative. Elle insiste aussi sur la nécessité de visites d’inspection périodiques et inopinées pour vérifier les contenus éducatifs délivrés.
Mise en place d’un cadre juridique strict
Afin de protéger les valeurs tunisiennes, l’OIPEM souhaite établir un cadre juridique pour définir clairement les limites de liberté pédagogique des établissements étrangers. L’organisation a aussi sollicité l’ambassade de France en Tunisie pour obtenir des explications concernant cet incident. En outre, il est demandé au ministère de l’Éducation de prendre ses responsabilités dans la protection des jeunes face à des influences culturelles et intellectuelles inappropriées. L’OIPEM souligne que l’ouverture aux langues et cultures étrangères ne doit pas compromettre les valeurs fondamentales tunisiennes. Elle accuse certaines écoles françaises de s’éloigner de leur mission éducative initiale pour se concentrer davantage sur des aspects commerciaux. Le texte controversé, centré sur un garçon nommé Lukas, présente des thèmes jugés nuisibles par l’organisation, tels que l’athéisme et la désobéissance aux parents.
Le contenu du texte contesté
Lukas, décrit comme un jeune garçon aux diverses différences vis-à-vis des attentes familiales, devient un modèle de résistance dans le texte. Malgré ses bons résultats scolaires, il mène une double vie à l’abri des regards, rêvant d’une existence plus épanouie. Ces éléments inquiètent l’OIPEM qui y voit une incitation à rejeter l’autorité parentale.