Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrib, a inauguré le début des travaux d’exploitation de la mine de zinc et de plomb située à Amizour, dans la wilaya de Bejaïa. Ce moment important, qui a eu lieu le 17 mars 2026, constitue une avancée majeure dans la stratégie de diversification de l’économie algérienne, alors que le pays s’efforce de réduire sa dépendance vis-à-vis des profits tirés des hydrocarbures en développant ses ressources minières.
Production et objectifs économiques
La mise en exploitation de la mine d’Amizour est assurée par la société Bejaïa Zinc and Lead (BzL), fruit d’un partenariat entre des entreprises algériennes et australiennes. Cette mine prévoit une production annuelle estimée à 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb. Les matières extraites seront en grande partie destinées à satisfaire le marché national, tout en ouvrant des horizons pour l’exportation vers l’Europe et l’Asie, où la demande pour ces métaux connaît une forte hausse.
Ce projet fait partie intégrante d’une vision de développement industriel plus large, conçue pour dynamiser l’économie nationale en diversifiant les secteurs d’activité au-delà des hydrocarbures. Lors de la cérémonie d’inauguration, le Premier ministre a souligné l’importance de l’exploitation de ces ressources minières, la qualifiant de facteur essentiel dans la transition vers une économie plus diversifiée et moins dépendante du pétrole.
Le Premier ministre a également évoqué les priorités en matière d’industrialisation, affirmant que ce projet contribuera à renforcer la compétitivité internationale du pays et à générer de nombreux emplois, directs et indirects, dans la région. Ce développement local vise à dynamiser l’économie de Bejaïa, qui profite déjà de sa proximité avec le port, facilitant ainsi l’exportation des produits miniers.
Infrastructure et environnement
Les infrastructures nécessaires au succès de ce projet sont déjà largement développées. Des routes ont été construites pour relier le site minier à l’autoroute, et un projet de connexion aux réseaux électrique et gazier est en cours afin d’assurer une alimentation énergétique stable. De plus, des mesures environnementales rigoureuses sont mises en place pour minimiser tout impact de l’exploitation minière sur l’écosystème local. Les responsables ont garanti que les eaux usées seraient traitées avant réutilisation, et des études hydrologiques ont été menées pour évaluer les effets sur les nappes phréatiques. La mise en production de la mine de zinc d’Amizour représente donc un pas significatif vers la réalisation des ambitions économiques de l’Algérie, consolidant son secteur minier et contribuant au renforcement de son autonomie économique.