Une étude menée par le cabinet Finabi met en lumière les entreprises publiques algériennes qui offrent les salaires les plus élevés en 2026. Ce classement surprend souvent le grand public, qui associe généralement les meilleurs salaires à certaines entreprises bien connues. L’analyse est fondée sur l’examen des rapports de gestion et des bilans comptables de ces sociétés.
Classement des entreprises et salaires moyens
Selon Finabi, la Compagnie Centrale de Réassurance (CCR) se positionne en tête du classement avec un salaire moyen net mensuel de 144 000 dinars. En tant que filiale entièrement détenue par le Ministère des Finances, la CCR emploie moins de deux cents personnes, principalement des experts dans des domaines tels que l’actuariat, la souscription et l’analyse financière. Ce profil diplômé et spécialisé contribue à sa haute moyenne salariale, comme l’indique un spécialiste de la comptabilité. En deuxième place, Sonatrach, le géant du secteur pétrolier, propose un salaire moyen de 136 000 dinars par mois. Ce groupe emploie directement 41 204 personnes et environ 200 000 si l’on inclut toutes ses filiales et participations.
Pour finir, Air Algérie occupe la troisième position avec un salaire moyen de 121 400 dinars par mois. En 2023, la compagnie comptait 8 315 employés, en diminution par rapport à 2019 où elle en recensait 8 799. Cette main-d’œuvre inclut des pilotes, des techniciens de maintenance, du personnel administratif et des agents au sol. Le classement d’Air Algérie est considéré comme inattendu, car malgré un nombre important d’agents au sol et de techniciens, le salaire moyen reste élevé, suggérant une grille de rémunération supérieure à celle observée dans la majorité des entreprises publiques.
Moyennes nationales et méthodologie d’analyse
Pour contextualiser ces chiffres, l’Office National des Statistiques (ONS) a rapporté qu’en mai 2022, le salaire net moyen affiché toutes entreprises confondues était de 43 500 dinars par mois. Cela représente moins d’un tiers des salaires moyens perçus par les trois premières entreprises publiques du classement. Finabi souligne que les données utilisées proviennent de documents légalement déposés et généralement peu accessibles, tant au niveau de l’Etat que des entreprises elles-mêmes. Leur approche vise à reconstituer la masse salariale moyenne par employé à partir des bilans et rapports de gestion, offrant ainsi une estimation fiable en l’absence de publications officielles concernant les grilles de rémunération.