Les échanges Algérie–France reculent en 2025 : baisse de 14,8 % tirée par l’énergie, malgré une progression des produits chimiques. Analyse complète.
Ralentissement des Échanges Commerciaux entre l’Algérie et la France en 2025
Les échanges commerciaux entre l’Algérie et la France ont connu une baisse notable en 2025. Selon le rapport de la Direction générale du Trésor, le volume total des transactions a atteint 9,4 milliards d’euros, affichant une diminution de 14,8 % comparé à l’année précédente.
Ce déclin s’oppose aux tendances des années antérieures, où les échanges avaient bénéficié d’une croissance régulière. La principale réduction est observée dans les importations françaises depuis l’Algérie, s’établissant à 5,2 milliards d’euros en 2025 contre 6,3 milliards l’année précédente, soit une baisse de 17,1 %. Cette tendance est largement attribuée à la chute des prix de l’énergie sur le marché international.
Les importations de pétrole et gaz naturel ont chuté de 21,8 %. Les importations pétrolières, constituant un peu plus de la moitié des importations énergétiques, sont de 57 %, et le gaz 43 %. Sur l’année, le prix moyen du baril de Brent s’est maintenu autour de 66 dollars, influencé par une augmentation de l’offre et une demande moins dynamique.
Évolution des Importations de Produits Non Énergétiques
Parallèlement à la baisse dans le secteur énergétique, certains segments de marché ont montré des performances positives. Les importations françaises de produits non énergétiques algériens ont progressé à 532 millions d’euros en 2025 contre 491 millions l’année précédente, soit une augmentation de 8,3 %.
Cette progression est principalement soutenue par l’industrie chimique, avec des exportations atteignant 398 millions d’euros. Les engrais azotés, constituant environ 60 % de ces flux, sont les principaux produits, suivis par des gaz industriels représentant 40 %.
Baisse des Exportations Françaises et Dynamique Internationale
Les exportations françaises vers l’Algérie ont également subi une baisse en 2025, atteignant 4,2 milliards d’euros contre 4,8 milliards en 2024, une diminution de 11,8 %. De plus, le nombre d’entreprises françaises opérant sur le marché algérien a décliné. Bien que les grandes entreprises dominent toujours principalement les exportations, les PME jouent un rôle moins significatif.
Les secteurs principalement touchés incluent le transport, les industries mécaniques et électriques, et l’alimentation, n’atteignant pas les niveaux de croissance précédemment enregistrés. Quant aux relations commerciales de l’Algérie avec d’autres pays, une diversification est observée. Les échanges avec l’Italie, l’Espagne et la Chine ont montré des tendances plus favorables. Le poids des hydrocarbures dans les relations avec la France demeure significatif, malgré une montée en puissance des produits industriels et chimiques.