La finale perdue de la CAN 2025 continue de provoquer des remous au Maroc, mais cette fois loin des terrains. Une intervention d’un député au Parlement, mettant en cause une prétendue sorcellerie sénégalaise, a déclenché une vive polémique et relancé le débat sur la responsabilité des acteurs politiques dans le discours public.
Après CAN 2025 : Une sortie parlementaire qui choque
Lors d’une séance officielle, le député Mehdi Al Alaoui a surpris l’opinion en accusant l’équipe nationale du Sénégal d’avoir eu recours à des pratiques surnaturelles pour remporter la CAN 2025. Il s’est appuyé sur un épisode marquant de la finale : la sortie temporaire des joueurs sénégalais du terrain, avant leur retour sous l’impulsion de Sadio Mané. Pour l’élu, cette séquence constituerait un élément troublant ayant influencé le cours du match.
Le parlementaire est allé plus loin en réclamant des poursuites contre l’arbitre de la rencontre, estimant que l’interruption de 17 minutes aurait cassé la dynamique marocaine au moment clé, notamment avant le penalty manqué par Brahim Diaz.
Réseaux sociaux : moqueries et indignation
Ces déclarations ont immédiatement enflammé les réseaux sociaux. De nombreux internautes, y compris au Maroc, ont tourné en dérision les propos du député, dénonçant une incapacité à accepter la défaite sportive lors de la CAN 2025. Pour une large partie de l’opinion, expliquer l’échec du Maroc par la sorcellerie relève davantage de la théorie du complot que d’une analyse rationnelle du match.
La polémique met aussi en lumière une confusion préoccupante entre passion sportive et responsabilité institutionnelle, plusieurs citoyens jugeant ce discours indigne d’un représentant élu. Au-delà de la défaite en finale, cette controverse révèle un malaise plus profond : celui d’un débat politique parasité par l’émotion, au risque d’affaiblir la crédibilité des institutions.