La Fédération algérienne de football (FAF) continue de contester les décisions prises par les instances disciplinaires de la Confédération africaine de football (CAF) après son élimination en quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, dont la phase finale se déroulera au Maroc en décembre 2025 et janvier 2026. Le match de quart de finale entre l’Algérie et le Nigeria, qui s’est terminé sur un score de 2-0 en faveur des Super Eagles, est au centre du désaccord. L’arbitre Issa Sy, assisté par Pierre Atcho pour la VAR, a été l’objet de nombreuses critiques de la part des Algériens, qui estiment que plusieurs décisions arbitrales ont eu un impact significatif sur le résultat du match. Suite à cette élimination, la FAF a officiellement saisi la CAF pour dénoncer l’arbitrage et obtenir des clarifications. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par des tensions autour de la gouvernance arbitrale dans le football africain.
Des sanctions contestées par la Fédération algérienne
Le jury disciplinaire de la CAF a pris des décisions qui infligent des sanctions à certains acteurs algériens sans traiter les préoccupations soulevées au sujet de l’arbitrage. Les joueurs Rafik Belghali et Luca Zidane se sont vus infliger respectivement deux et quatre matchs de suspension, tandis que la FAF a été condamnée à une amende de 100’000 dollars. Pour la FAF, ces sanctions sont perçues comme injustifiées. L’instance soutient que ses arguments n’ont pas été pris en compte, notamment ceux portant sur les décisions arbitrales contestées. Elle déplore également l’absence de réponse à ses multiples correspondances.
Un climat de défiance avec la CAF
Devant ce silence, la fédération dirigée par Walid Sadi envisage d’accentuer ses actions. Plusieurs courriers ont été envoyés aux instances compétentes de la CAF sans qu’aucune réponse concrète ne soit obtenue. Cette situation crée un climat de méfiance entre la FAF et les organismes dirigeants du football africain. La FAF projette dorénavant de faire remonter le dossier au bureau exécutif et à l’Assemblée générale de la CAF. Son objectif est d’obtenir l’annulation des sanctions et de faire valoir ce qu’elle considère comme une violation de ses droits. En cas de non-réponse ou de maintien des décisions, la FAF pourrait envisager un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Cette option représenterait un tournant dans le conflit en cours avec l’instance dirigée par Patrice Motsepe. Cette affaire s’inscrit dans un cadre plus vaste de contestations concernant certaines récentes décisions de la CAF. L’évolution de cette situation pourrait influencer les relations entre les fédérations et les organismes disciplinaires ainsi que la gestion des litiges au sein des compétitions africaines.
