Les chiffres récents indiquent que les demandes d’expulsion de ressortissants étrangers en Suisse sont significativement nombreuses. Selon les dernières statistiques, les citoyens algériens occupent la première position dans les décisions de renvoi. Une tendance à la hausse est également observée dans le nombre total des personnes concernées sur une année. Actuellement, 4 902 personnes devraient quitter le sol suisse suite à une décision de renvoi, ce qui représente une augmentation de 7,6 % en un an. Toutefois, les autorités n’ont pas publié d’informations précises concernant l’évolution du temps de séjour moyen de ces individus après la notification de leur expulsion, rendant l’analyse des délais d’exécution des expulsions imprécise.
L’importance des expulsions de ressortissants algériens
Le groupe le plus important parmi les personnes soumises à des décisions d’expulsion inclut les ressortissants algériens, avec 780 cas répertoriés. Ils sont suivis par les citoyens marocains, totalisant 285 personnes. Ces chiffres concernent principalement les demandeurs d’asile ayant reçu un refus définitif. Selon le média suisse Blick, ces statistiques ont été rapportées dimanche 12 avril 2026. Les citoyens irakiens sont également nombreux, avec 264 cas, illustrant ainsi une disparité significative entre les nationalités impliquées.
Causes des lenteurs dans l’exécution des expulsions
Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) souligne que divers facteurs peuvent ralentir les processus d’expulsion. Parmi eux se trouvent les démarches en cours, les vérifications de documents administratifs, et divers cas individuels pouvant retarder les départs. La Suisse rencontre aussi des difficultés logistiques, notamment la réduction des vols vers certaines destinations, comme l’Irak, ce qui complexifie les retours vers ce pays.
La stratégie migratoire suisse : taux de réussite des expulsions
Nicolas Cerclé, porte-parole du SEM, affirme que la Suisse applique une politique de retour bien structurée et collabore avec presque 70 nations à travers des partenariats migratoires. Cette stratégie permet d’améliorer l’application des décisions de renvoi. En 2024, le taux d’exécution a atteint 69 %, un chiffre qui dépasse largement celui de nombreux pays européens où il varie généralement entre 20 % et 30 %. Néanmoins, des complications subsistent avec certains pays comme l’Iran, l’Érythrée et Cuba, où la coopération reste limitée.