Les nouvelles procédures mises en place par la Banque d’Algérie ont entraîné une baisse notable des voyages des citoyens algériens vers la Tunisie. Ces directives récentes ont directement touché le passage à travers les frontières situées à l’Est du pays.
Nouvelles limitations sur le change de devises
Dorénavant, une circulaire de la Banque d’Algérie restreint l’accès des citoyens aux devises étrangères pour les voyages. Cette réglementation impose des limites strictes et n’octroie des devises que dans des cas bien définis, empêchant ainsi de nombreux Algériens d’accéder au changement de devise pour leurs séjours à l’étranger.
Avant l’instauration de ces mesures, les voyageurs pouvaient facilement se procurer des devises dans les institutions financières locales. À présent, ils doivent s’adapter à des démarches administratives complexes, incluant l’ouverture de comptes bancaires pour faciliter les transactions.
Conséquences pour le trafic transfrontalier
Les effets de ces nouvelles mesures sont visibles au niveau des points de passage frontaliers. Le nombre quotidien de voyageurs a diminué drastiquement, passant de plus de 150 000 personnes à environ 2 500 individus principalement en véhicules privés. En raison de l’impossibilité de changer la quantité nécessaire d’espèces pour leurs séjours en Tunisie, de nombreux Algériens revoient leurs plans de voyage, annulant ou reportant leur déplacement vers ce pays voisin.
Impact sur l’économie tunisienne
Cette baisse du nombre de visiteurs algériens a des répercussions négatives sur l’économie tunisienne, notamment sur le secteur touristique. Les entrepreneurs locaux, notamment dans l’hôtellerie, souffrent de cette diminution de clientèle, ce qui se traduit par une baisse des prix de location après la mi-décembre.
Pour contrer ces restrictions, certains Algériens tentent de se conformer aux nouvelles régulations en ouvrant des comptes bancaires, bien que cette procédure soit lente et que les banques locales aient du mal à gérer l’afflux de demandes. Afin de contourner ces difficultés, d’autres voyageurs envisagent des alternatives non officielles ou choisissent de visiter d’autres destinations aux règles moins restrictives.
En résumé, alors que les nouvelles normes de change visent à protéger la stabilité économique, elles perturbent les voyages des Algériens et influent sur les économies algérienne et tunisienne.
