Le gouvernement algérien a formellement mis fin à l’accord permettant l’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service entre l’Algérie et la France, comme l’a rapporté le quotidien algérien Ennahar. Cet accord, en vigueur depuis décembre 2013, offrait la possibilité aux détenteurs de ces passeports de voyager sans obligations de visa pour des durées inférieures à 90 jours.
La cessation de cet accord, annoncée le 7 août 2025, est intervenue après que la France a cessé d’appliquer cette exemption pour les passeports diplomatiques algériens.
Impacts sur les détenteurs de passeports diplomatiques
Les conséquences de l’arrêt de cet accord seront particulièrement ressenties par les porteurs de passeports diplomatiques ou de service français. Ils devront désormais obtenir un visa pour se rendre en Algérie, mettant ainsi fin à une facilité de déplacement qui a duré plus de dix ans. Cette nouvelle exigence pourrait complexifier et allonger le temps nécessaire pour la préparation de missions officielles en Algérie, car les fonctionnaires devront désormais suivre la procédure classique de demande de visa.
Conséquences sur les relations bilatérales
Cette décision survient dans un climat de tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France. Les relations entre les deux nations ont été affectées par des discordes historiques et des critiques mutuelles. Le gouvernement algérien a souligné que cette décision était une réaction à la suspension de l’exemption de visa pour ses passeports diplomatiques par la France. Bien que la fin de cet accord ne signifie pas la fin des relations diplomatiques, elle complique les échanges officiels. Les autorités algériennes réaffirment toutefois leur engagement pour une coopération avec la France sur des bases d’égalité et de réciprocité.