La récente annonce de l’Iran concernant un éventuel blocage du détroit d’Ormuz en raison de tensions politiques a des conséquences significatives sur le transport maritime dans le Golfe arabe, perturbant ainsi le commerce mondial des hydrocarbures.
Conséquences sur les importations algériennes
Bien que l’Algérie soit protégée en ce qui concerne ses exportations de pétrole et de gaz, ses importations pourraient être affectées par la situation instable dans cette région. Un expert en logistique souligne que même sans un blocage complet du détroit, le commerce international pourrait subir des conséquences en raison de la réaction des armateurs, ce qui entraînerait une hausse des coûts de fret.
L’impact sur le transport conteneurisé sera “indirect mais significatif”, selon les experts. En effet, la récente montée des frais de fret pourrait être attribuée à des primes d’assurance de guerre plus élevées, à une réorganisation des escales portuaires par les compagnies maritimes, et à une pression accrue sur la disponibilité des navires et du matériel.
Augmentation des coûts de fret vers l’Algérie
Les augmentations des coûts d’expédition affectent fortement l’Asie, région d’où proviennent de nombreuses importations algériennes, la Chine occupant une position dominante en tant que fournisseur majeur. Les tarifs de fret maritime continuent de grimper, ce qui pourrait entraîner une inflation touchant l’ensemble des biens importés. Par exemple, le coût d’un conteneur de 40 pieds est passé de 3 400 dollars à 8 000 dollars, d’après les révélations des spécialistes.
Opportunisme et surcoûts dans le secteur maritime

Les armateurs profitent de la situation actuelle en appliquant des surcharges pour le risque et le carburant, de plus les délais de transit plus longs dus à la nécessité de détourner les navires par le Cap de Bonne Espérance aggravent les coûts. Cet impact s’étend à l’ensemble du commerce international, pas uniquement à celui reliant les pays du Moyen-Orient.
Selon les experts, de nombreuses augmentations des coûts de transport ne sont pas justifiées et notamment celles relatives aux expéditions de Chine vers l’Algérie. Il n’y aurait pas de raison valable pour ces hausses considérables des frais d’expédition, qui devraient être limitées à environ 200-300 dollars, tandis que le reste pourrait être considéré comme une stratégie opportuniste des compagnies maritimes. Pour contenir ces coûts, il est conseillé de recourir à des contrats annuels et de rester vigilant pour ne pas subir des hausses excessives.