Dans sa volonté de stimuler l’attractivité pour les investisseurs internationaux dans le secteur des hydrocarbures, l’Algérie accélère ses efforts pour accroître sa production de pétrole et de gaz tout en renouvelant ses réserves. Récemment, un contrat d’une valeur de 5,4 milliards de dollars a été validé par décret présidentiel nᵒ 20 en date du 17 mars 2026. Ce contrat concerne le site nommé « lllizi Sud », et a été signé entre Sonatrach et la société saoudienne Midad Energy North Africa le 13 octobre dernier à Alger.
Un contrat à long terme avec des perspectives d’exploration
Cinq mois après la signature de cet accord, le décret présidentiel a été émis pour confirmer le contrat, qui s’étendra sur 30 ans, avec une possibilité de prolongation de 10 ans. La phase d’exploration est fixée à 10 ans, selon les détails fournis lors de la conclusion de l’accord. La conclusion de ce contrat s’est faite suite à la visite en Algérie du PDG de Midad Energy North Africa, Cheikh Abdulelah Bin Mohammed Bin Abdullah Al-Aiban, qui a rencontré des officiels algériens en janvier 2025 pour faire part de l’ambition de son entreprise d’investir dans le domaine des hydrocarbures en Algérie.

Objectifs ambitieux pour la production gazière
Pour atteindre un objectif de production de gaz de 200 milliards de m³ d’ici 2030, l’Algérie mise sur des investissements significatifs de Sonatrach ainsi que sur le soutien d’investisseurs étrangers. Actuellement, le pays produit environ un million de barils de pétrole par jour et plus de 105 milliards de m³ de gaz naturel. Avec l’augmentation de la consommation interne et la demande croissante des pays méditerranéens, notamment l’Italie et l’Espagne, ces volumes pourraient s’avérer insuffisants à moyen terme. Plus récemment, cinq licences d’exploitation ont été attribuées à des compagnies pétrolières étrangères, et Alfat est en préparation pour le lancement de l’« Algeria Bid Round 2026 », qui visera à commercialiser des « actifs de classe mondiale ».