Vladimir Petkovic, l’ancien sélectionneur de l’Algérie, fait de nouveau parler de lui, mais cette fois loin des pelouses maghrébines. Le technicien devrait toucher 1,9 million d’euros au terme d’un long litige qui l’opposait aux Girondins de Bordeaux, club qu’il dirigeait avant de rejoindre les Verts.
Cette somme n’a aucun rapport avec la Fédération algérienne de football. Elle découle d’un différend juridique remontant à plusieurs années, désormais en voie de règlement.
Un litige entre Petkovic et Bordeaux né en 2022
Le contentieux plonge ses racines en février 2022. À cette date, le club bordelais met fin au contrat du technicien bosno-suisse, à peine quelques mois après son arrivée sur le banc.
Écarté brutalement, Petkovic décide de contester cette décision devant la justice prud’homale. Il est accompagné dans cette démarche par son adjoint de l’époque, Antonio Manicone, lui aussi remercié par le club.
Les deux hommes réclamaient à l’origine une compensation considérable, chiffrée à 15 139 880 euros. Ils estimaient avoir subi un préjudice important après leur éviction précipitée.
La procédure ne tourne toutefois pas en leur faveur dans un premier temps. En novembre 2024, la juridiction les déboute en première instance, ce qui les pousse à interjeter appel.
Un accord amiable pour l’ancien sélectionneur de l’Algérie
Le dossier semble aujourd’hui se diriger vers une issue négociée. Un compromis à l’amiable serait sur le point d’être conclu, pour un montant nettement en dessous des exigences initiales.
Selon les révélations de L’Équipe, l’entente prévoit le versement de 1,9 million d’euros à Vladimir Petkovic. De son côté, Antonio Manicone toucherait une indemnité de 250 000 euros.
Cet arrangement survient dans une période particulièrement tendue pour les finances des Girondins. Le club traverse une crise économique majeure qui menace directement sa survie.
Bordeaux dans une situation financière critique
La formation girondine fait actuellement l’objet d’un projet de reprise porté par Park Bench. L’objectif principal est d’alléger un endettement colossal afin d’écarter la menace d’une liquidation judiciaire.
Le plan soumis au tribunal de commerce de Bordeaux vise à réduire les dettes du club. Les créances devraient ainsi passer d’environ 26 millions à 13 millions d’euros, dans le cadre d’un plan de continuation étalé sur douze années.
Le règlement du différend avec l’ex-entraîneur figure parmi les dossiers financiers que les repreneurs souhaitent solder. Cette transaction reste néanmoins conditionnée à la validation globale du projet par les autorités compétentes.
Aucun lien avec le départ de Petkovic de la sélection algérienne
Il convient de dissiper toute confusion autour de cette indemnité. Les 1,9 million d’euros concernent uniquement l’ancien engagement de Petkovic avec les Girondins de Bordeaux.
Cette somme ne constitue en aucun cas une compensation versée par la FAF pour son éloignement du banc des Verts. Les deux affaires sont totalement distinctes.
L’ancien sélectionneur de l’Algérie a officiellement mis un terme à son aventure avec les Fennecs le 3 août 2026. L’instance dirigeante du football algérien avait alors évoqué une séparation intervenue « d’un commun accord ».
Cette collaboration aura duré 29 mois à la tête de l’équipe nationale. Ni la Fédération ni son communiqué officiel n’ont dévoilé le montant d’une éventuelle prime de départ liée à cette rupture.
Un passage écourté à la tête des Verts
Petkovic avait pris les rênes de la sélection algérienne en février 2024. Son mandat s’est conclu à l’issue de la Coupe du monde 2026, un tournoi marqué par une désillusion.
Les Verts avaient en effet été sortis dès les seizièmes de finale, face à la Suisse. Ce revers a précipité la fin de la relation entre le technicien et la Fédération.
Depuis, le poste a été confié à Brahim Hemdani, désigné nouveau sélectionneur au début du mois de septembre. Une nouvelle page s’ouvre ainsi pour le football algérien.
Pour Vladimir Petkovic, cet accord referme un chapitre judiciaire ouvert depuis plus de quatre ans. Même s’il récupère près de 2 millions d’euros, le montant demeure très éloigné des 15 millions initialement espérés avec son adjoint.




