L’Algérie a initié un nouvel appel d’offres sur la scène internationale pour acquérir du blé meunier. L’annonce initiale concerne l’achat de 50 000 tonnes, en précisant les termes et les délais de livraison, dans une période où le marché des céréales est particulièrement actif.
Details de la consultation pour l’achat de blé
De source européenne rapportée par Reuters, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a officialisé une consultation internationale pour acheter au minimum 50 000 tonnes de blé meunier. L’historique des opérations similaires laisse présager que les achats pourraient dépasser ce volume initial. Les propositions doivent être déposées avant le 24 février 2026 et resteront valides jusqu’au jour suivant.
Calendrier de livraison étalé sur avril et mai 2026
Les modalités de livraison s’étendent sur trois périodes distinctes, avec des expéditions prévues entre le 16 et le 30 avril, puis du 1er au 15 mai, et enfin du 16 au 31 mai 2026. Pour les envois en provenance d’Amérique du Sud ou d’Australie, les chargements doivent avoir lieu un mois avant ces dates pour respecter les délais de transport maritime jusqu’aux ports algériens.
Un marché influencé par une diversification des fournisseurs
Le marché algérien est traditionnellement un point de vente majeur pour le blé européen, notamment celui de France. Cependant, les fournisseurs de la région de la mer Noire, y compris la Russie, ont accru leur influence ces dernières années. En partie à cause des tensions diplomatiques avec Paris qui ont gelé les importations de blé français depuis 2025, l’Algérie a cherché à diversifier ses sources d’approvisionnement afin de ne pas dépendre d’un unique fournisseur.
Rappelons que l’OAIC a finalisé un appel d’offres le 19 janvier 2026, acquérant environ 600 000 tonnes de blé avec des estimations montant jusqu’à 720 000 tonnes. En parallèle, les données du département américain de l’Agriculture de décembre 2025 indiquent une augmentation de la production nationale de blé en Algérie pour la campagne 2025-2026, estimée à 3,2 millions de tonnes, soit une hausse par rapport à l’année précédente. Malgré cette progression, le volume des importations reste élevé pour 2026 en raison des estimations inférieures aux prévisions locales.