Manar Allal, une jeune femme de 22 ans de la wilaya de M’Sila en Algérie, lutte depuis plus de quatre ans contre une insuffisance respiratoire chronique qui a transformé sa vie et met sa santé en grand danger.
Un combat quotidien devenu insoutenable
Depuis 2021, la vie quotidienne de Manar Allal est devenue un véritable calvaire. Elle ne parvient ni à respirer correctement ni à marcher normalement. Alitée la plupart du temps, elle dépend entièrement de son appareil à oxygène pour alléger ses détresses respiratoires.
Manar a dû interrompre ses études de licence en Physique à l’université de M’Sila, qu’elle avait débutées en 2021 après avoir courageusement obtenu son baccalauréat malgré les défis posés par sa maladie.
Un diagnostic impitoyable
Manar est née avec des complications respiratoires congénitales. Dès son enfance, les médecins ont diagnostiqué une dilatation des bronches (DDB), connue également sous le nom de bronchectasie. Cette maladie respiratoire chronique entraîne une accumulation continue de mucus et des infections sévères et répétées au niveau des poumons.
Une intervention chirurgicale avait été envisagée pour la soulager. Malgré une opération réalisée en 2021 au service de chirurgie thoracique du CHU Mustapha, les résultats escomptés n’ont pas été atteints, laissant Manar avec une insuffisance respiratoire exacerbée.
Greffe de poumon : le dernier espoir
Face à l’inefficacité de l’intervention chirurgicale, les médecins considèrent désormais la greffe pulmonaire comme l’ultime solution pour améliorer l’état de santé de Manar. Malheureusement, ce type d’opération n’est pas pratiqué en Algérie. Son médecin traitant, le Dr. Nadir Ait-Ouali, souligne que, pour Manar, une greffe du poumon, et éventuellement du cœur, serait nécessaire.
Malgré la complexité de sa situation, et bien que Manar Allal souffre également de polyarthrite rhumatoïde, la liste d’attente pour une greffe à l’étranger est une barrière majeure. Le Dr. Khelifa Aït Saïd, un chirurgien en France, met en lumière l’importance cruciale du don d’organes en Algérie, spécialement pour les patients qui, comme Manar, ont besoin de greffes cadavériques pour être sauvés.
Un appel à la solidarité est lancé pour collecter les fonds nécessaires afin de permettre à Manar Allal de recevoir ce traitement salvateur à l’étranger, tout en sensibilisant à l’importance vitale des dons d’organes dans le pays.