Le Badji Mokhtar III se retrouve au centre d’une polémique alimentée par les réseaux sociaux. Une vidéo virale a prétendu que ce navire d’Algérie Ferries aurait été saisi à l’étranger, provoquant l’inquiétude de nombreux voyageurs. Devant l’ampleur de la rumeur, la compagnie maritime a rapidement réagi par un communiqué destiné à couper court aux spéculations.
Selon l’opérateur, aucun événement de ce type n’a eu lieu. Le ferry serait simplement immobilisé en Grèce pour un arrêt technique planifié depuis longtemps, sans lien avec une quelconque procédure de saisie.
Algérie Ferries dément toute saisie du Badji Mokhtar III
Dans une note officielle diffusée le 28 juillet 2026, la compagnie qualifie les informations relayées en ligne de « totalement fausses ». Pour l’ENTMV, la vidéo évoquant une saisie du Badji Mokhtar III ne s’appuie sur aucun élément vérifiable.
L’entreprise appelle donc les usagers et internautes à la vigilance. Elle recommande de ne pas prêter foi aux contenus non confirmés qui se propagent rapidement sur les plateformes sociales, souvent sans la moindre source fiable.
Ce démenti tombe à un moment sensible. Des milliers de passagers surveillent de près le calendrier des liaisons maritimes durant l’été, saison où le trafic entre l’Algérie et les ports européens atteint son pic annuel.
Le navire en arrêt technique dans un chantier grec
À rebours des rumeurs, Algérie Ferries précise que le bâtiment est actuellement stationné dans un chantier naval en Grèce. Il y effectue son arrêt technique annuel, une étape planifiée et incontournable pour garantir sa sécurité.
Cette immobilisation permet de mener les contrôles réglementaires imposés au navire. S’y ajoutent les opérations de maintenance et les réparations indispensables avant toute reprise du service commercial.
L’ENTMV insiste sur un point : cette pause fait partie du programme d’entretien habituel de sa flotte. Elle n’a donc aucun rapport avec une décision de justice ou une mesure administrative visant le Badji Mokhtar III.
Un entretien programmé, pas une immobilisation subie
Les arrêts techniques constituent une pratique courante dans le transport maritime international. Chaque navire doit régulièrement passer par ces vérifications pour rester conforme aux normes de navigation.
Pour Algérie Ferries, communiquer clairement sur cette procédure vise à dissiper toute confusion. La compagnie tient à rappeler que ces travaux relèvent d’un cycle normal et non d’un incident exceptionnel.
Un retard lié à des contraintes techniques
Si le ferry est effectivement bloqué au chantier, la compagnie admet que les opérations accusent un retard. Elle attribue ce décalage à des motifs techniques échappant à son contrôle.
Sans détailler la nature exacte de ces difficultés, l’opérateur affirme mobiliser ses équipes. L’objectif affiché est de réduire l’impact de cette prolongation et de ramener le navire en exploitation le plus vite possible.
Cette transparence cherche avant tout à rassurer les passagers. Beaucoup s’interrogent en effet sur la disponibilité du Badji Mokhtar III durant la période estivale, moment de forte affluence sur les traversées.
Une prudence face à la désinformation
L’affaire illustre la vitesse avec laquelle une fausse information peut circuler sur les réseaux sociaux. Dans le secteur du transport maritime maghrébin, ces rumeurs peuvent semer la confusion chez les voyageurs.
Algérie Ferries en profite pour rappeler l’importance de ses canaux officiels. Selon elle, seules les données publiées sur ses supports vérifiés doivent servir de référence concernant l’état de ses navires et le calendrier des liaisons.
En clarifiant la situation du Badji Mokhtar III, la compagnie tente de préserver la confiance de sa clientèle. Cet épisode confirme surtout le rôle central du transport maritime dans les échanges entre l’Algérie et l’Europe, particulièrement pendant la saison touristique estivale.
