L’Algérie poursuit ses efforts pour attirer davantage de capitaux étrangers. L’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) vient de recenser 353 projets d’investissement étranger, un résultat attribué aux réformes destinées à clarifier et à dynamiser le climat des affaires. Ce bilan illustre la volonté des autorités de positionner le pays comme une destination crédible pour les opérateurs internationaux.
Ces chiffres ont été dévoilés par Omar Rekkache, directeur général de l’AAPI, lors d’une rencontre économique organisée à Alger en marge de la Foire internationale. L’événement, placé sous le thème « Algérie : potentialités, réformes et compétitivité pour une économie créatrice de richesse », a été l’occasion de valoriser les atouts logistiques, industriels et réglementaires du territoire national.
Un bilan dévoilé en marge de la Foire internationale d’Alger
D’après un communiqué de l’AAPI relayé sur les réseaux sociaux, le portefeuille recensé se compose de 146 investissements directs étrangers (IDE) et de 207 opérations menées dans un cadre de partenariat. Pour l’agence, cette répartition reflète une confiance grandissante des opérateurs dans le marché algérien.
Cette progression s’appuierait sur un environnement juridique plus prévisible et sur la consolidation du guichet unique. Ce dispositif vise à alléger les procédures administratives qui freinaient jusqu’ici de nombreux porteurs de projets. La simplification des démarches reste un argument central dans la stratégie d’attractivité du pays.
Omar Rekkache a particulièrement insisté sur la place des infrastructures dans cette dynamique d’investissement étranger. Il a souligné que l’Algérie compte 36 aéroports ainsi que 45 ports, parmi lesquels 20 sites à vocation commerciale. À cela s’ajoute un maillage ferroviaire et routier reliant les bassins de production aux zones d’exportation.
Les infrastructures, atout majeur de l’attractivité algérienne
Le réseau logistique national est présenté comme un levier décisif pour séduire les capitaux internationaux. En reliant efficacement les pôles industriels aux plateformes maritimes, le pays entend réduire les coûts et fluidifier les échanges commerciaux. Cet argument logistique pèse de plus en plus dans les arbitrages des investisseurs.
Le responsable a également mis en avant trois corridors stratégiques connectant l’Algérie à son voisinage africain. Ces axes sont perçus comme des passerelles vers les marchés du continent. Ils renforcent l’ambition d’ériger le pays en plateforme régionale de production, de transit et d’exportation.
Cette orientation s’inscrit dans un contexte maghrébin où la compétition pour capter les flux d’investissement reste vive. En misant sur sa position géographique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne, Alger cherche à se démarquer de ses voisins régionaux et à consolider son ancrage continental.
Des secteurs ciblés pour générer de la valeur ajoutée
L’AAPI privilégie les projets susceptibles d’exercer un effet direct sur l’économie nationale. L’agence vise notamment les initiatives capables de soutenir la croissance, de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer l’équilibre de la balance des paiements. Cette sélection traduit une approche plus qualitative de l’investissement étranger.
Plusieurs filières prioritaires ont été identifiées par l’agence. Parmi elles figurent la valorisation des ressources minières et naturelles, la sécurité alimentaire, le développement des cultures stratégiques et les industries pharmaceutiques. Ces domaines correspondent aux besoins structurels de l’économie algérienne.
La formation au cœur de la stratégie d’accompagnement
Au-delà des secteurs, le communiqué accorde une place importante au volet de la formation. L’agence collabore avec plusieurs partenaires institutionnels pour ajuster les compétences disponibles aux attentes des entreprises. Cette adéquation entre offre et demande de qualifications est jugée essentielle pour la réussite des projets.
Parmi ces partenaires figurent le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) ainsi que les acteurs de la formation professionnelle. L’objectif consiste à préparer une main-d’œuvre qualifiée, apte à répondre aux exigences des nouveaux investissements étrangers implantés sur le territoire.
Un accompagnement renforcé des projets d’investissement étranger
Les autorités entendent suivre les projets de leur enregistrement jusqu’à leur réalisation effective. Ce suivi vise à éviter que des initiatives prometteuses ne restent au stade des intentions. L’accompagnement de bout en bout constitue désormais un axe central de la politique d’attractivité.
Selon l’AAPI, plusieurs investissements étrangers ont déjà franchi des étapes notables d’avancement. L’agence y voit la confirmation d’un intérêt réel des opérateurs pour le marché algérien. Ces avancées concrètes seraient le signe que les réformes engagées commencent à produire des effets tangibles.
L’Algérie affiche ainsi son ambition de transformer les annonces en réalisations durables. Reste désormais à observer si cette dynamique d’investissement étranger se confirmera dans les prochains mois, dans un environnement régional où la concurrence pour attirer les capitaux demeure soutenue.