Un résident algérien de Montréal a exprimé sa colère face à la flambée des tarifs aériens entre le Canada et l’Algérie, avec Air Algérie. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, ce père de famille révèle que le coût total pour faire voyager ses cinq proches dépasse les 13 000 dollars canadiens. Cette dénonciation relance le débat récurrent sur l’accessibilité des vols reliant la diaspora algérienne à son pays d’origine.
Des tarifs Air Algérie jugés inaccessibles pour les familles
Le témoignage publié début mai 2026 illustre l’ampleur du problème tarifaire sur la liaison Montréal-Alger. Le ressortissant algérien explique que voyager en famille représente désormais un investissement financier considérable, hors de portée de nombreux ménages.
Selon ses déclarations, il effectue quotidiennement des recherches et des comparaisons tarifaires dans l’espoir de trouver des prix plus raisonnables. Malgré ces efforts répétés, les résultats demeurent décevants et les options abordables restent introuvables.
Cette situation transforme le retour au pays en un projet presque irréalisable pour de nombreuses familles algériennes installées sur le territoire canadien. L’impossibilité financière crée une rupture progressive avec la terre d’origine.
Le lien avec l’Algérie menacé par les prix prohibitifs
Au-delà de l’aspect financier, ce membre de la diaspora soulève la question identitaire et familiale. Son souhait de maintenir le contact avec ses proches restés en Algérie se heurte à une barrière économique insurmontable.
La transmission des racines culturelles aux enfants nés ou grandis au Canada constitue également une préoccupation majeure. Le père de famille exprime sa volonté de faire découvrir l’Algérie à sa progéniture et de préserver ce lien patrimonial précieux.
Face à cette réalité tarifaire, il soulève une interrogation légitime sur la possibilité même pour les familles de visiter leur pays natal. Les retrouvailles avec les proches semblent devenir un luxe réservé à une minorité.
Une interpellation directe des autorités et de la compagnie nationale
Dans son message, le ressortissant algérien adresse un appel solennel aux responsables politiques du pays et à la direction d’Air Algérie. Il demande que la politique tarifaire intègre davantage la réalité économique des familles de la diaspora.
Cette requête vise à faciliter l’accès aux voyages et à rendre les billets plus abordables pour les Algériens établis à l’étranger. La demande reflète une attente partagée par une large part de la communauté expatriée.
Ce témoignage s’inscrit dans un contexte où les réclamations sur le coût des liaisons aériennes vers l’Algérie se multiplient sur les plateformes sociales. La diaspora canadienne se fait régulièrement l’écho de ces difficultés d’accès financier.
Un monopole d’Air Algérie qui explique la hausse des tarifs
La situation actuelle sur la desserte Montréal-Alger contribue à expliquer l’envolée des prix. La compagnie nationale algérienne détient désormais l’exclusivité des vols directs sur cette route stratégique.
Air Canada a en effet suspendu son service saisonnier vers Alger au printemps 2026, invoquant le doublement du coût du carburant lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La reprise n’est pas prévue avant 2027.
Cette absence de concurrence réduit mécaniquement le nombre de sièges disponibles et exerce une pression haussière sur les tarifs pratiqués. La compagnie algérienne se retrouve en position de force sur ce segment commercial.
Une communauté algérienne importante au Québec
La diaspora algérienne installée au Canada représente une clientèle conséquente, particulièrement concentrée dans la province du Québec. Ces ressortissants constituent une part substantielle des passagers empruntant la liaison transatlantique.
La demande reste soutenue, notamment durant les périodes estivales et les fêtes religieuses, périodes privilégiées pour les retrouvailles familiales. Cette forte demande combinée à l’offre limitée contribue à maintenir les tarifs à des niveaux élevés.
La question du coût des voyages entre l’Algérie et les pays d’accueil de sa diaspora dépasse le seul cas canadien. Elle constitue un enjeu récurrent pour les communautés expatriées en Europe et ailleurs, alimentant débats et frustrations sur la préservation du lien avec le pays d’origine.