L’aéroport international Houari-Boumédiène d’Alger s’impose comme l’une des principales plateformes aériennes du continent africain. Selon un rapport récent de la Fondation Mo Ibrahim, la plateforme algéroise figure en 7e position du classement africain pour le mois d’avril 2026. Elle devance plusieurs grands aéroports et s’affirme comme le premier hub maghrébin en termes de fréquence de vols.
Un rapport continental qui consacre l’aéroport d’Alger
La Fondation Mo Ibrahim a rendu public un document intitulé « Africa on the Move », présenté à l’occasion du sommet Africa Forward, organisé au Kenya les 11 et 12 mai 2026. Ce rapport examine la mobilité aérienne à travers le continent et établit un classement des aéroports africains les plus actifs.
Deux indicateurs structurent ce classement : le nombre de sièges disponibles au départ et le volume de vols programmés chaque jour. Sur ces deux critères, l’aéroport d’Alger obtient la 7e place continentale, ce qui en fait le premier aéroport du Maghreb pour les départs quotidiens.
Les performances de l’aéroport d’Alger en avril 2026
Au cours du mois d’avril 2026, l’aéroport algérois a enregistré une moyenne de 114 vols quotidiens. Sur la même période, le nombre total de sièges proposés au départ a atteint 518 260, selon les données compilées dans le rapport de la fondation.
Ces chiffres positionnent Alger nettement au-dessus de Marrakech-Ménara, qui occupe la 9e place avec 93 départs journaliers. L’aéroport algérois devance ainsi son concurrent marocain, consolidant la domination algérienne sur le trafic aérien régional.
Comparaison avec les grandes plateformes africaines
L’aéroport du Caire domine ce classement continental avec 1 615 021 sièges au départ et 265 vols quotidiens en avril 2026. OR Tambo, à Johannesburg, arrive en deuxième position avec 1 170 470 sièges et 277 départs par jour.
L’écart avec ces géants africains reflète leur rôle de hubs intercontinentaux de longue date. Alger, en revanche, connaît une montée en puissance notable, soutenue par une demande croissante sur les liaisons vers l’Europe, le Moyen-Orient et le reste de l’Afrique.
Le top 10 des aéroports africains les plus fréquentés
Le podium du classement réunit le Caire (Égypte), Johannesburg (Afrique du Sud) et Addis-Abeba (Éthiopie). Ces trois plateformes concentrent une part significative du trafic passager continental.
Les places suivantes reviennent à Casablanca Mohammed V (Maroc), Le Cap (Afrique du Sud), Nairobi Jomo-Kenyatta (Kenya) et Lagos Murtala-Muhammed (Nigeria). Alger et Marrakech complètent ce palmarès, témoignant du dynamisme du transport aérien en Afrique du Nord.
La place du Maghreb dans ce classement
Avec deux aéroports dans le top 10, le Maghreb confirme son poids grandissant dans l’aviation africaine. Alger et Marrakech représentent deux modèles distincts : l’un porté par le trafic diaspora et les liaisons régulières, l’autre par le tourisme international.
Casablanca, pour sa part, maintient une position solide grâce au réseau étendu de Royal Air Maroc, qui fait du hub marocain un point de correspondance majeur entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne.
Une croissance du trafic aérien portée par l’Algérie
Le rapport « Africa on the Move » souligne une dynamique positive sur l’ensemble du continent, avec une hausse du trafic passager et du nombre de liaisons régulières. Cette progression est attribuée au renouvellement des flottes et à l’amélioration des infrastructures aéroportuaires.
L’Algérie profite de cette tendance grâce à l’expansion de son programme de vols internationaux, notamment sur la saison estivale 2026. La demande reste soutenue sur les axes reliant Alger à Paris, Lyon, Marseille, mais aussi à Dubai, Istanbul ou encore Tunis.
Cette montée en puissance de l’aéroport d’Alger traduit une stratégie claire : renforcer le positionnement de l’Algérie comme carrefour aérien entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Les données de la Fondation Mo Ibrahim confirment que cette trajectoire produit des résultats tangibles à l’échelle continentale.