Un homme d’une trentaine d’années a été arrêté à Chlef par la Brigade de répression du banditisme pour contrefaçon et diffusion de fausse monnaie. Le prévenu avait profité de la période précédant l’Aïd El-Adha pour mettre en circulation plus de 1 130 billets falsifiés de 2 000 dinars dans les commerces de la région. L’opération s’est soldée par la saisie de l’intégralité des coupures contrefaites ainsi que du matériel utilisé pour leur fabrication.
Arrestation d’un faussaire à Chlef avant l’Aïd
La police judiciaire de la wilaya de Chlef a procédé à l’interpellation d’un individu spécialisé dans la fabrication de faux billets. L’arrestation est intervenue suite à des renseignements précis concernant ses activités criminelles dans le centre-ouest algérien.
Selon un communiqué publié le vendredi 15 mai 2026, les forces de l’ordre ont agi après avoir identifié le mode opératoire du suspect. Ce dernier exploitait l’effervescence commerciale caractéristique de la période de l’Aïd al-Adha pour écouler sa marchandise illégale.
Les enquêteurs ont constaté que le faussaire ciblait délibérément les établissements connaissant un flux important de transactions. Cette stratégie lui permettait de passer inaperçu parmi les nombreux clients effectuant leurs achats pour la fête religieuse.
Saisie de 226 millions de centimes en fausse monnaie
L’intervention policière s’est déroulée alors que le prévenu détenait l’ensemble de ses billets contrefaits. Les forces de l’ordre ont ainsi mis la main sur 1 130 coupures de 2 000 dinars, représentant une valeur totale de 226 millions de centimes.
Les billets saisis imitaient les caractéristiques visuelles de la monnaie nationale émise par la Banque d’Algérie. Leur qualité de reproduction aurait pu tromper de nombreux commerçants pressés pendant cette période d’activité commerciale intense.
Une perquisition effectuée au domicile du suspect a permis de découvrir un ordinateur portable. Cet équipement informatique constituait l’outil principal utilisé pour la reproduction des coupures frauduleuses et a été placé sous scellés.
Mode opératoire du contrefacteur arrêté à Chlef
Selon les premières constatations des enquêteurs, l’individu appréhendé opérait en solitaire. Il ne disposait que d’un matériel informatique domestique pour produire les faux billets de banque qui ont été saisis.
À ce stade de l’enquête, aucun complice n’a été identifié par les services de police. Les investigations se concentrent désormais sur la durée pendant laquelle cette activité criminelle a été menée dans la région.
Les autorités cherchent également à déterminer si d’autres billets contrefaits circulent encore dans le circuit économique local. La sûreté de wilaya n’exclut pas la possibilité d’effectuer des saisies supplémentaires dans le cadre de cette affaire.
Procédure judiciaire engagée contre le prévenu
Le parquet de Chlef a été immédiatement informé de l’arrestation et des éléments matériels confisqués. Le suspect a été déféré devant le procureur de la République compétent conformément aux dispositions légales régissant les infractions liées à la contrefaçon monétaire.
Les chefs d’accusation retenus portent sur la fabrication de fausse monnaie et la diffusion de billets falsifiés. Ces infractions sont sévèrement réprimées par le code pénal algérien en raison de leur impact sur l’économie nationale.
L’enquête se poursuit sous la supervision du parquet afin de rassembler l’ensemble des preuves nécessaires. Les autorités judiciaires cherchent également à vérifier s’il existe d’éventuels réseaux organisés liés à cette activité criminelle.
Recrudescence des affaires de fausse monnaie en Algérie
Cette arrestation s’inscrit dans une série d’opérations menées par les services de sécurité algériens contre la contrefaçon monétaire. Les périodes de fêtes religieuses constituent des moments privilégiés pour les faussaires en raison de l’augmentation des transactions commerciales.
Les autorités appellent régulièrement les commerçants à la vigilance lors de la manipulation de billets de banque. La vérification des éléments de sécurité présents sur les coupures permet de détecter les contrefaçons avant leur circulation généralisée.
Cette affaire démontre la capacité des forces de police à démanteler les réseaux de fabrication de fausse monnaie grâce à un travail de renseignement et de surveillance. Elle met également en lumière les risques que représente la contrefaçon pour la stabilité économique et la confiance dans la monnaie nationale.