Décès de Mehdi à Marseille : enquête ouverte après un tir policier controversé et une plainte pour homicide volontaire.
Un jeune Algérien abattu lors d’un contrôle routier à Marseille
La semaine dernière, un drame s’est produit dans le 11e arrondissement de Marseille, où un Algérien de 26 ans, Mehdi, a été tué par balle au cours d’une intervention policière. Bien qu’une enquête soit en cours pour élucider les circonstances de cet incident, la famille de la victime n’accepte pas la version fournie par les forces de l’ordre et a initié une démarche judiciaire pour homicide volontaire.
Déroulement du contrôle selon la police
Les faits remontent à une opération de contrôle de routine menée par trois agents de la police municipale. Ceux-ci ont remarqué un conducteur, Mehdi, utilisant son téléphone portable alors qu’il était au volant. Les autorités rapportent que la situation a rapidement dégénéré lors de leur intervention.
Selon la version des policiers, le conducteur se montrait agressif et a essayé d’attaquer leur véhicule avec un couteau par une vitre ouverte. Les agents indiquent avoir alors pris en chasse le véhicule de Mehdi sur une courte distance. D’après leurs déclarations, le conducteur aurait ensuite quitté sa voiture, armé d’un couteau, avançant vers eux de manière menaçante, incitant l’un des agents à ouvrir le feu, touchant Mehdi à plusieurs reprises.
Résultats de l’autopsie et constatations initiales
Rapidement après le décès, une autopsie a été pratiquée, révélant trois impacts de balle au niveau de l’abdomen, du thorax et du poignet de Mehdi, selon le parquet de Marseille. Les conclusions préliminaires n’ont pas indiqué de traces de balles dans le dos. Ces informations médicales ont été intégrées au dossier pour une analyse ultérieure. Les enquêteurs ont également rassemblé des preuves sur les lieux, examiné la position des véhicules impliqués, et recueilli différents éléments techniques essentiels pour comprendre les conditions précises du tir.
Contestation de la version policière par la famille et des témoins
La version des événements donnée par les forces de l’ordre est contestée par la famille de Mehdi, qui a déposé une plainte avec constitution de partie civile, exigeant la désignation d’un juge d’instruction indépendant. L’avocate de la famille, Kayna Kedjar, a déclaré que plusieurs témoins, non entendus précédemment, avaient des témoignages cruciaux à porter. Certaines de ces personnes rapportent que Mehdi aurait été touché alors qu’il était au sol et aurait même été menotté alors qu’il était blessé. Elles évoquent également des manœuvres policières suspectes précédant l’arrivée des secours. Tous ces aspects sont toujours en cours d’examen dans le cadre judiciaire en cours.
Contexte judiciaire et autres détails de l’enquête
Le parquet de Marseille a précisé que Mehdi avait un passé judiciaire et était déjà connu des services. Il avait été condamné l’année dernière pour des délits de stupéfiants et était sous le coup d’un mandat d’arrêt, ainsi qu’interdit de présence à Marseille. Lors de la fouille du véhicule, sept bouteilles de protoxyde d’azote ont été saisies, constituant des éléments pertinents de l’enquête en cours. Les différents documents, témoignages et preuves accumulés alimentent l’analyse visant à éclaircir les circonstances ayant mené à la mort de Mehdi.