Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle de 2007, n’a pas hésité à exprimer ses critiques à l’encontre de Bruno Retailleau, président des Républicains, au sujet de sa gestion de la crise entre la France et l’Algérie.
Une stratégie de tension critiquée
Ségolène Royal estime que l’approche de tension envers l’Algérie adoptée par Bruno Retailleau va à l’encontre des intérêts français. Présidente de l’association France – Algérie, Royal accuse Retailleau de rechercher le soutien des nostalgiques de l’Algérie française, autrement dit de l’extrême droite qui n’accepte pas l’indépendance de l’Algérie.
Emmanuel Macron et la réaction des « mabouls »
La polémique a été particulièrement alimentée par les propos d’Emmanuel Macron, qualifiant de « mabouls » les partisans de la rupture avec l’Algérie. Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, s’est senti personnellement visé par cette remarque. Selon lui, la fermeté envers l’Algérie est nécessaire, une position que Ségolène Royal considère comme un échec, entraînant un recul des relations franco-algériennes.
Les conséquences d’une « obsession anti-algérienne »
Selon Royal, l’obsession anti-algérienne de Retailleau est une continuité de la loi sarkozyste sur « les bienfaits de la colonisation ». Elle prévient des dangers de cette approche, affirmant que l’Algérie n’aurait pas accueilli le pape Léon XIV lors d’une récente visite réussie si elle était telle que décrite par Retailleau. Elle appelle à établir des partenariats basés sur le dialogue, surtout pour les futures générations, afin de surmonter une agressivité jugée datée.

