Les forces de sécurité algériennes ont récemment élucidé une affaire complexe qui implique la falsification de documents officiels délivrés par l’État. Ce réseau visait à fournir des documents d’identité algériens à des étrangers en situation illégale. Les investigations ont conduit à l’arrestation de divers individus ainsi qu’à la saisie de nombreux documents falsifiés.
Arrestations et interventions de la police
Suite à des informations reçues, la sûreté de la wilaya d’Alger a commencé à enquêter sur un groupe suspecté de contrefaire des documents officiels. Les premières enquêtes ont révélé que de faux actes, notamment des certificats de naissance, étaient utilisés dans un bureau d’état civil de la capitale. Grâce aux investigations, un système de falsification de documents permettant d’obtenir des pièces administratives authentiques a été découvert. Ces documents, comprenant des passeports biométriques, étaient destinés à des étrangers vivant illégalement en Algérie, comme rapporté par Ennahar.
Interpellation de suspects et saisie de matériel falsifié
Les forces de police ont arrêté 11 personnes, dont 5 femmes, après avoir mené des opérations sur le terrain. Les suspects sont accusés d’avoir participé à la falsification de documents administratifs. Suite aux perquisitions, 16 certificats de nationalité, 11 passeports biométriques et 3 cartes d’identité biométriques ont été confisqués. En outre, 2 permis de conduire et 2 livrets fonciers falsifiés ont été récupérés, confirmant ainsi l’existence d’une organisation structurée.
Procédure judiciaire en cours
Les détenus ont été présentés devant le tribunal de Sidi M’hamed à Alger pour examen judiciaire. Ils sont accusés de fabrication et d’usage de faux documents officiels. Le juge a ordonné leur incarcération provisoire en attendant la suite de l’instruction qui s’efforcera de déterminer leur rôle dans cette affaire.