En 2025, les relations commerciales entre l’Algérie et la Chine ont atteint un sommet sans précédent, enregistrant une progression notable de 20 % par rapport à l’année précédente. Ceci découle également d’un accroissement des investissements chinois en terre algérienne. Selon Xin Jin, vice-ministre chinois dédié aux Relations extérieures au Parti communiste chinois, ces échanges ont totalisé 15 milliards de dollars en 2025.
Les relations commerciales Algéro-Chinoises atteignent des sommets
Le discours de Xin Jin s’est déroulé à l’ambassade de Chine à Alger, dans le cadre d’une conférence consacrée à l’évolution des échanges culturels entre les deux nations. Il a souligné que cette avancée est le fruit de la volonté des leaders Xi Jinping et Abdelmadjid Tebboune exprimée en 2022, comme rapporté par le journal El Watan.
La Chine, un acteur majeur sur le marché algérien
L’Algérie a attribué à la Chine la réalisation de certains projets d’infrastructures essentiels. Ces projets incluent notamment une section de 550 km de la ligne ferroviaire entre Gara Djebilet et Béchar, ainsi que des travaux sur la ligne ferroviaire minière est, reliant le site de phosphate de Bled el Hadba à Annaba, sur 420 km, en plus du nouveau bâtiment du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme à Alger.
Les échanges entre ces deux pays sont largement dominés par les exportations chinoises vers l’Algérie, bien que les importations chinoises en provenance d’Algérie aient augmenté de 57 % en 2025, atteignant ainsi 1,19 milliard de dollars sur les onze premiers mois de l’année, d’après les chiffres partagés en janvier dernier par l’ambassadeur de Chine en Algérie, Dong Guangli.
Mesures de l’Algérie pour contrôler les importations
La montée des importations algériennes en 2025 est principalement due à l’importation de produits et de services chinois. En réponse à cette augmentation – près de 30 % au premier semestre de 2025 et une facture globale des importations s’élevant à 30 milliards de dollars contre 49,5 milliards pour 2024 – le gouvernement algérien a mis en place des mesures sévères pour freiner ces importations. Depuis juillet, le Programme Prévisionnel d’Importation (PPI) a été instauré pour renforcer le contrôle du commerce extérieur et gérer les flux d’importations.