Le ministre de l’Intérieur en France, Laurent Nuñez, a envoyé de nouvelles directives aux préfets concernant la gestion des titres de séjour. Ces recommandations visent à renforcer les contrôles et à optimiser le suivi des dossiers d’immigration dans le pays.
Durcissement des Procédures d’Immigration
D’après Le Journal du Dimanche (JDD), le 14 avril 2026, Laurent Nuñez a expédié un télégramme demandant une application plus rigoureuse des procédures liées aux titres de séjour et une meilleure lutte contre l’immigration irrégulière. Le message met l’accent sur l’accélération des procédures d’éloignement, notamment des obligations de quitter le territoire français (OQTF), pour lesquelles une meilleure coordination entre les services administratifs et judiciaires est attendue.

Insuffisance des Résultats Actuels
Le télégramme du ministre souligne que les résultats actuels des préfectures sont jugés insuffisants. En février 2026, seulement 247 retraits de titres de séjour pour motifs d’ordre public ont été enregistrés, comparé à une moyenne mensuelle de 257 en 2025. En termes de premières demandes de titres de séjour, 157 ont été refusées en février 2026, représentant environ 7 % des demandes initiales, tandis que la moyenne mensuelle des refus atteignait 192 cas l’année précédente.
Augmentation des Expulsions
Le document ministériel rapporte une augmentation de plus de 8 % des mesures d’éloignement en février 2026 par rapport à la moyenne mensuelle de 2025. Ce chiffre inclut les retours spontanés, les retours aidés et les expulsions forcées. Afin d’améliorer la situation, Laurent Nuñez exhorte les préfets à intensifier les contrôles sur les étrangers en situation irrégulière considérés comme menaçants pour l’ordre public, avec un accent particulier sur l’expulsion rapide des personnes libérées de prison.
Amélioration des Procédures pour les Métiers en Tension
Le ministre aborde aussi les défis rencontrés dans la gestion des titres de séjour pour les métiers en tension. En 2025, seuls 1.655 titres ont été délivrés dans ce contexte, et seulement 50 % des demandes ont été traitées par les préfectures. Cette tendance persiste en 2026, et des améliorations dans le traitement des dossiers sont exigées par Laurent Nuñez.