La prime d’activité est une aide financière destinée aux travailleurs disposant de faibles revenus, incluant les étudiants salariés sous certaines conditions. Les critères d’éligibilité s’appuient sur le statut de séjour, les revenus ainsi que la résidence en France.
Conditions d’éligibilité
La prime est accessible à toute personne âgée de plus de 18 ans exerçant une activité professionnelle, qu’il soit étudiant, apprenti ou stagiaire. Selon les informations de Service-public.fr, il est impératif que le revenu mensuel excède 1 117,26 euros pour bénéficier de cette aide. Cependant, les étudiants stagiaires doivent exercer un emploi rémunéré en parallèle, car la gratification de stage ne compte pas comme un revenu d’activité. La résidence stable et effective sur le territoire français est également requise.
Le montant de base de cette prestation est de 638,28 euros, ajustable selon les ressources familiales et les revenus déclarés du foyer. Il est important de noter que ce montant n’est accordé qu’à partir d’un seuil de 15 euros et que la prime n’est pas imposable.
Particularités pour les étudiants étrangers
Pour les étudiants étrangers issus de l’Union européenne, disposer d’un droit de séjour et avoir résidé en France depuis au moins trois mois suffisent pour prétendre à cette aide. En revanche, les étudiants originaire de pays hors UE doivent être en possession d’un titre de séjour permettant de travailler depuis au moins cinq ans, sauf s’ils possèdent certains statuts spécifiques tels que réfugié ou une protection subsidiaire.
Procédures de demande et obligations
La demande de prime s’effectue en ligne auprès de la Caisse d’allocations familiales (Caf) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA). Une fois le dossier étudié, la réponse est notifiée pour une période de trois mois, avec un versement mensuel de la prime, effectué le mois suivant. Depuis mars 2025, la déclaration des ressources évolue, en passant par une déclaration préremplie pour les allocataires de la Caf.
Les bénéficiaires doivent signaler tout changement dans leur situation personnelle ou professionnelle. En cas de trop-perçu, un remboursement est exigé avec possibilité de retenue sur des prestations futures. En cas de désaccord, un recours peut être déposé.