Algérie : nouvelles mesures strictes pour encadrer les importations, lutter contre la surfacturation et préserver les réserves de change en 2026.
Nouvelle Stratégie de Contrôle pour les Importations
L’Algérie a récemment renforcé son dispositif de surveillance des opérations d’importation afin de lutter contre la surfacturation et garantir la préservation de ses réserves de change. Le gouvernement a instauré une nouvelle couche de régulation pour encadrer encore davantage les importations, qui avaient déjà connu une hausse significative de près de 30 % au cours du premier semestre de l’année 2025.
Mesures de la Banque d’Algérie
À partir du 8 juillet, dans le cadre du Programme prévisionnel d’importation (PPI), la Banque d’Algérie a mis en place des mesures additionnelles. Le régulateur a récemment demandé aux institutions bancaires de lui fournir un fichier numérique détaillant toutes les opérations d’importation qui ont été préalablement domiciliées sur leur plateforme.
Toutes les banques se doivent de faire parvenir à la Banque d’Algérie des informations précises concernant les importateurs, telles que l’origine, la nature et la valeur des marchandises ou des services, ainsi que les modalités de paiement et la destination des fonds. Cela marque le début d’une véritable lutte contre les pratiques frauduleuses d’importation.
Obligations pour les Opérateurs Économiques
Le 30 mars, le ministère du Commerce extérieur a mis en place une nouvelle directive exigeant des opérateurs économiques dont les programmes d’importation ont été validés dans le cadre de l’équipement, ou via l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) pour le premier semestre de l’année 2026. Ces opérateurs doivent désormais soumettre leurs factures pro forma, qui doivent être accompagnées du nom de l’entreprise en arabe et en alphabet latin, ainsi que du numéro de registre de commerce, conformément aux exigences établies par le ministère.
