Le gouvernement britannique a annoncé son intention de modifier les frais de visa, qui entreront en vigueur le 8 avril 2026. Cette augmentation concerne divers frais liés aux visas, aux demandes de résidence et aux licences de parrainage, impactant ainsi les touristes, les étudiants, les travailleurs étrangers et les entreprises.
Hausse des frais de visa pour les différentes catégories
Le ministère de l’Intérieur, connu sous le nom de Home Office, a révélé le 1er avril 2026 que la majorité des frais d’immigration vont augmenter, avec des hausses prévues entre 6 % et 9 % selon les catégories. Par exemple, le coût du visa de visiteur standard passera de 127 à 135 livres, le visa étudiant augmentera de 524 à 558 livres, tandis que le visa de travailleur qualifié, valable jusqu’à trois ans, verra son tarif passer de 769 à 819 livres. Les employeurs souhaitant recruter des travailleurs étrangers ne seront pas épargnés non plus. Les frais de licence de sponsor pour les entreprises de taille moyenne et grande passeront de 1 579 à 1 682 livres, tandis que pour les petites entreprises, le coût sera de 611 livres. Ces modifications s’appliqueront aux nouvelles demandes effectuées à partir du 6 avril 2026.
Augmentation des frais de résidence permanente
Les frais liés à la résidence permanente, également appelés Indefinite Leave to Remain (ILR), vont également être révisés. À partir du 8 avril 2026, le coût d’une demande principale passera de 3 029 livres à 3 226 livres. Des experts estiment qu’une famille de quatre personnes cherchant à obtenir la résidence permanente pourrait désormais dépasser les 30 000 livres en frais totaux sur une période de cinq ans. Ce montant inclut la surtaxe santé à l’immigration, qui est de 1 035 livres par adulte et de 776 livres par enfant par an.
Implications pour les entreprises et les candidats étrangers
Les entreprises britanniques doivent désormais envisager des ajustements budgétaires pour faire face à ces nouvelles charges. Plusieurs organisations anticipent des dépenses accrues en lien avec le recrutement à l’international, en particulier dans les secteurs techniques et spécialisés. Les responsables des ressources humaines constatent également une prolongation des délais de traitement. Actuellement, 61 % des demandes dans la catégorie travail dépassent le délai de traitement standard de huit semaines. Les experts s’attendent à un pic de demandes avant le 8 avril 2026, suivi d’une période de ralentissement estival pendant laquelle les employeurs réévalueront leurs budgets et leurs besoins en recrutement.