Face à la crise énergétique, Al-Sissi appelle Donald Trump à mettre fin à la guerre en Iran, alertant sur ses lourdes conséquences économiques pour l’Égypte et le monde.
Appel d’Al-Sissi à l’endroit de Donald Trump
Abdel Fattah al-Sissi, le président égyptien, a transmis un message poignant à Donald Trump. En raison des lourdes conséquences de la crise au Moyen-Orient sur le secteur énergétique, il a imploré son homologue américain de mettre fin à la guerre en Iran. Dans son discours, il a déclaré : « Il n’y a personne d’autre que vous qui puisse stopper ce conflit, excellence. Je m’adresse à vous en tant qu’individu, mais aussi au nom de l’humanité et des partisans de la paix. Vous êtes un fervent défenseur de la paix… Je vous en prie, aidez-nous à clore cette guerre. Vous avez le pouvoir de le faire. »
Il a poursuivi en insistant sur le fait que les États-Unis, en tant que superpuissance mondiale, sont les seuls à avoir la capacité d’intervenir efficacement. Cette déclaration a eu lieu lors d’un congrès international sur l’énergie qui se tenait au Caire, selon des informations relayées par le média égyptien Al Ahram.
Conséquences de la guerre sur l’économie égyptienne
Cette situation marque la première fois qu’un dirigeant étranger adresse une pétition publique au président américain pour mettre fin au conflit iranien. Al-Sissi a ensuite évoqué les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie mondiale de l’énergie, signalant que « les impacts de cette crise résultent en deux chocs : d’abord un manque d’approvisionnement en énergie, suivi par une augmentation des prix néfaste. » L’Égypte, qui dépend largement des importations de pétrole en provenance des pays du Golfe, se trouve confrontée à des répercussions telles que la montée des prix pétroliers et une réduction des livraisons de gaz.
Mesures prises par le Caire face à la crise énergétique
Pour faire face à cette crise sévère, les autorités égyptiennes ont instauré un couvre-feu commercial, ordonnant la fermeture de magasins, restaurants et centres commerciaux dès 21 heures, ainsi qu’une diminution de l’éclairage public pour économiser de l’énergie. De plus, le gouvernement a pris des mesures pour geler certains grands projets énergivores et a décidé de couper de 30 % les allocations de carburant pour les véhicules appartenant à l’administration.